WorldGenWeb LogoLe site de Suisse du projet mondial WorldGenWeb présente :


Canton de Vaud

Sources et méthodes pour la recherche généalogique

Drapeau suisse Drapeau du canton de Vaud

Retour vers SwitzerlandGenWeb, CenEuroGenWeb, et vers la page d'accueil de WorldGenWeb

Autres projets

This page is available in English!


Si l'un de vos ancêtres est originaire du canton de Vaud, vous pourrez très certainement remonter votre lignée dans la région jusque vers 1500 et peut-être au-delà. Le volume d'informations généalogiques disponibles actuellement est tout simplement étonnant ! Attendez-vous à consacrer un certain temps à cette recherche, mais pas forcément beaucoup d'argent. En effet, la plupart des sources d'information sont mises à disposition par le Centre Généalogique de l'Eglise des Saints des Derniers Jours  ou SDJ (plus connue sous l'appellation de Mormons), à Salt Lake City. Et ceci pour un coût de location modique, qui couvre les frais d'expédition des microfilms jusqu'au centre local SDJ, ouvert à tous. Afin de partir du bon pied, j'ai répertorié ci-dessous un certains nombres de choses qu'il est bon de connaître avant de démarrer.
Avertissement aux débutants ! Ne faites pas aveuglément confiance à tout ce que vous lisez sur Internet ! Une bonne recherche généalogique doit se baser sur des SOURCES PRIMAIRES (informations consignées à l'époque des événements, par des témoins oculaires ou des participants), et non sur des textes qui ne sont que des interpétations faites par quelqu'un qui n'a pas assisté aux faits. Pour en savoir plus sur les méthodes de recherche...
LIENS EXPRESS : Recherches Comment utiliser les registres paroissiaux Comment utiliser les actes notariés Vevay, Indiana
Index Communes-Paroisses Resources sur les Communes Histoire du canton de Vaud Les Terriers de Vaud

Langue

Presque tout est en français !

  • Toutefois, avant 1537, lorsque Vaud faisait partie de la Savoie, la plupart des documents officiels étaient rédigés en latin.
  • Patois : Vous rencontrerez un certain nombre de mots ne figurant pas dans les dictionnaires de Français, et qui cependant sont encore utilisés aujourd'hui en Suisse francophone ainsi que dans les régions voisines (Jura, Savoie, Dauphiné...). Consultez par exemple le dictionnaire du patois de Henry Suter. Le patois ne constitue pas un gros problème en général, même dans les documents très anciens.

Géographie

  • Cartes : Etudiez d'abord la position de la Suisse par rapport aux pays voisins, puis étudiez le canton de Vaud. Il est divisé en districts, puis en "cercles", et enfin en communes. Comme en France, la commune regroupe une ville et les terres qui lui appartiennent - et en Vaud, toutes ces terres ne sont pas forcément contiguës, elles peuvent être situées en haut de la montagne, pour l'estivage. Les limites des paroisses et des communes ont parfois varié dans le temps, et peuvent donc être différentes aujourd'hui de ce qu'elles étaient autrefois. Le gouvernement suisse publie de splendides cartes au 1/25000e, qui seront souvent pour vous le seul moyen de retrouver certains noms de lieux mentionnés dans les registres paroissiaux et les actes notariés. Vous pourrez vous procurer ces cartes au 1/25000e dans tous les pays, par l'intermédiaire de boutiques spécialisées dans la cartographie.
    Pour vous informer sur les différents types de cartes de Suisse disponibles , y compris vues aériennes et photos satellites, consultez donc cet EXTRAORDINAIRE site suisse de cartographie (en anglais et allemand).
    Admirez votre village depuis les airs ! Vues aériennes de Vaud, y compris communes et châteaux, accessibles en ligne !
  • Orientation : Les descriptions de terrains, dans les actes notariés, utilisent parfois un vocabulaire peu courant pour l'orientation. Ainsi, entre Lausanne et Genève, les directions peuvent être indiquées de la façon suivante : "devers vent" signifie "vers le Sud-Ouest", "devers lac" signifie "en direction du lac Léman", donc généralement vers le Sud ou le Sud-Est, "devers joux" signifie "vers la forêt" ou "vers les monts de Joux", qui sont au Nord-Ouest, et "devers bise" signifie "vers le vent d'hiver", qui vient du Nord-Est. A un terrain est souvent attaché un nom ou " lieu-dit " qui en général ne figure sur aucune carte. Seul le plan cadastral de la commune concernée comporte ces indications. Les noms des propriétaires voisins seront souvent indiqués, et peut-être aussi un nom de route ou de cours d'eau. Malheureusement, le foncier a été divisé en si petits morceaux, et si souvent échangé, vendu, hérité, ou transmis sous forme de dot, qu'il est bien souvent impossible d'identifier de manière certaine les parcelles mentionnées dans les documents anciens.
  • Si vous recherchez des explications sur les noms de lieux-dits des environs de Corcelles-près-Payerne, ou sur les arcanes du vocabulaire utilisé dans les documents anciens faisant référence à des terres agricoles, visitez le site Arc-en-Ciel d'Antoinette Burdet. Même si elles sont destinées à un auditoire local, ces explications apportent des éclaircissements sur beaucoup de références à des lieux-dits dans le canton de Vaud. Henry Suter a préparé une étude plus générale des noms de lieux de Suisse Romande, Savoie et environs, y compris des formes obsolètes que l'on est amené à rencontrer dans des documents anciens.
  • Etranges frontières de Vaud : Le canton de Vaud comporte plusieurs parties qui ne sont pas reliées les unes aux autres, et il existe aussi des morceaux du canton de Fribourg qui sont entièrement entourés de territoires du canton de Vaud, aux alentours de Payerne. On retrouve quelque chose de similaire, mais à plus petite échelle, à l'extrémité Ouest de Vaud, où la petite enclave de Céligny, qui appartient au canton de Genève, est entourée de communes appartenant au canton de Vaud. L'origine de cet état de fait remonte à la période savoyarde, et reflète la situation telle qu 'elle existait à la fin de l'époque féodale. Il vous faudra des cartes très détaillées pour arriver à interpréter correctement les noms de lieux dans ces deux régions.
  • Drapeaux : Voici un lien vers la section de Vaud dans le site des "Drapeaux du monde". Les drapeaux de ces communes ont une réalité historique, et sont parfois bizarres. Peut-être vous apercevrez-vous que le drapeau d'une de ces communes sert de base aux armoiries d'une famille dont vous êtes le rejeton.
  • Plusieurs villes du même nom : Dans plusieurs cas, il existe deux villes ou davantage qui portent le même nom. On les distingue, officiellement du moins, par quelques mots supplémentaires placés à la fin, qui mentionnent la région ou une grande ville voisine. Mais sur certains documents anciens, il se peut que vous n'ayez aucune précision pour savoir de laquelle il s'agit. En l'occurrence, il s'agit toujours de la plus proche, mais il est bon de se souvenir de ce risque de confusion. Si la ville homonyme se trouve aussi dans le canton de Vaud, reportez-vous au paragraphe suivant :
  • Meilleures références disponibles :
    • Dictionnaire Historique et Géographique du Canton de Vaud. Pour chaque ville, on y trouvera la liste des pasteurs connus et des principales personnalités, ainsi qu'une foule d'informations sur les familles nobles, l'origine des noms, et les liens historiques existant entre les villes. Microfilms SDJ  #0475856 - 0475857.
    • www.about.ch, est un excellent site Internet pour obtenir des informations géographiques, politiques et sociales sur la Suisse. Au chapitre "Divers", vous trouverez un outil de recherche de code postal acceptant les méta-caractères (ou jokers). On peut utiliser par exemple "CHE*" pour chercher toutes les communes de Suisse commençant par "Che" !

Histoire

  • Histoire de la Suisse : K. Augustiny a réalisé une compilation assez importante, mais Vaud possède une histoire qui lui est propre. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas trouvé une histoire complète de Vaud sur Internet, c'est pourquoi j'essaie de combler ce vide, espérant que la nouvelle édition en ligne du Historisches Lexikon der Schweiz fournira enfin tous les éléments nécessaires. En attendant cette nouvelle édition, la référence en la matière demeure néanmoins le très vénérable Historisches-Biographisches Lexikon der Schweiz, en allemand, décrivant un grand nombre de lieux et de familles, et disponible très aisément sur microfilms SDJ  #1181541 - 1181543.

    Dans le but de fournir une histoire simple et classique de Vaud, j'ai commencé à publier une version internet du livre d'Auguste Verdeil Histoire du Canton de Vaud (1849-1852).

  • Préhistoire et époque romaine : Bien des endroits, en Vaud, comportent des vestiges romains ou même plus anciens, et beaucoup de noms de lieux datent de l'époque romaine. Cependant, je ne connais aucune famille qui puisse faire remonter jusque-là ses origines, et ce, même dans les sites romains les mieux connus comme Avenches et Yverdon. Les gens du cru se targuent d'une brève victoire des Helvètes sur les Romains (tableau célèbre), mais le pays fut néanmoins définitivement conquis en 58 avant Jésus-Christ.
  • Epoque féodale : La région qui constitue actuellement le canton de Vaud a été pendant plusieurs siècles sous la tutelle des ducs de Borgogne, après quoi se sont succédées toute une série d'allégeances à vous faire tourner la tête. Par chance, le généalogiste n'a pas vraiment besoin d'être au courant de tout cela ! Cependant, si la piste que vous suivez vous amène jusqu'à des actes notariés très anciens, vous souhaiterez alors mieux connaître l'ordre social médiéval; visitez alors NetSerf, un site en anglais regroupant tout ce qui touche à l'époque médiévale, et incluant un glossaire.
  • Vaud en Savoie : En 1253, Pierre II Comte de Savoie hérita par son beau-père Aymon de Faucigny de terres incluant une bonne part du canton de Vaud actuel, ce qui marqua le début de la "période savoyarde" de l'histoire vaudoise. Durant les années précédentes, Pierre avait acheté la plupart des autres fiefs du pays de Vaud, ce qui fait qu'il se retrouva alors propriétaire d'à peu près tout l'ensemble. L'une des conséquences de cette domination, qui a son importance en ce qui concerne la généalogie, est que nombre de documents intéressants concernant les affaires locales se sont retrouvés aux archives de l'ancien état de Savoie, autrefois à Turin, en Italie, et maintenant regroupés à Chambéry, en France. Les ducs de Savoie n'ont pas accueilli très favorablement les idées de la Réforme protestante, et dans les premières décennies du 16e siècle, ils commencèrent à s'immiscer dans les relations de voisinage qui s'étaient établies entre les cités-états suisses (certaines passées au Protestantisme) et la cité épiscopale de Genève.
  • Occupation Bernoise et Réforme : Au cours du processus qui libéra Genève de la tutelle de la Savoie, l'armée de Berne envahit le canton de Vaud et annexa l'ensemble, ou du moins tout ce que Fribourg ne réclama pas. Les Bernois encouragèrent la Réforme qui triompha rapidement, et mirent en place des surveillants locaux et des représentants. Mais surtout, ils enregistrèrent tout ! Beaucoup de familles éminentes de Vaud se virent attribuer des armoiries par les Bernois. Nous savons que de nombreux volumes d'archives ont été transportés de Berne à Lausanne à la fin de l'occupation bernoise; cependant il est probable qu'on pourrait apprendre beaucoup sur les familles vaudoises en consultant les archives de Berne.
    L'occupation bernoise, 1536-1798 : Ce que les Bernois ont fait, et ce qu'ils n'ont pas fait.
  • République Vaudoise : Inspirée par la Révolution Française, une brève insurrection a conduit à la création d'une "République Vaudoise" indépendante. Napoléon Bonaparte s'en mêla également, mais le résultat le plus durable fut finalement que Vaud rejoignit la Confédération Helvétique en 1803.
  • 1803 : Vaud devient un canton suisse Par chance, l'histoire récente de Vaud a été relativement pacifique, et exempte de bouleversements. Il y a cependant une exception dont le généalogiste doit être informé, c'est l'épisode des "Bourla-Papey", en 1802. Persuadés que les titres féodaux étaient sur le point d'être réinstitués,  les paysans devinrent fous de rage; ils envahirent nombre d'archives communales et brûlèrent tous les documents qu'ils trouvèrent (espérant ainsi supprimer les preuves de ces titres féodaux). Apparemment le dommage ne fut pas si grand qu'il y paraît, puisque les archives de Vaud sont toujours une source d'informations remarquable pour le généalogiste et l'historien. La question des titres féodaux, ainsi que celle des taxes et dîmes qui leur étaient associées, fut réglée par la loi du 31 mai 1804 qui abolit définitivement le régime féodal dans le canton de Vaud.
  • Pourquoi tant de personnes ont quitté Vaud : Derrière le contexte historique décrit ci-dessus se cachent plusieurs incitations à l'émigration de Vaud. Pendant l'occupation bernoise, qui n'encourageait en rien le développement du commerce, et où la seule limite à la taxation était qu'il fallait pour cela trouver quelque chose qui n'était pas encore taxé, un jeune homme n'avait comme seule perspective, pour améliorer sa condition, que de s'enrôler comme soldat mercenaire. L'avancement militaire étant lui aussi bloqué par les lois bernoises, il lui restait comme seule possibilité de s'engager dans l'armée régulière d'un autre pays, comme la Hollande, l'Angleterre ou la France. Tant d'hommes prirent ce chemin que Vaud souffrit d'un dépeuplement sérieux. D'autres trouvèrent dans leur éducation et leur connaissance de la langue française les clés de la réussite à l'étranger. Les hommes et les femmes suisses étaient très appréciés dans toute l'Europe comme professeurs, gouvernantes ou domestiques. Les familles huguenotes, bien accueillies au début, finirent aussi par trouver de bonnes raisons de partir. A la recherche d'une terre d'accueil définitive, des milliers de Huguenots poursuivirent leur exode au-delà de la Suisse, vers l'Allemagne, la Hollande , l'Angleterre, l'Irlande, ou plus loin. Après la Révolution, de nombreux descendants de Huguenots retournèrent en France, où ces natifs de Vaud trouvèrent un marché propice aux affaires. Au 18e siècle, les mouvements religieux et le dédain officiel qui s'ensuivit décidèrent de nombreux groupes à partir pour le Nouveau monde. L'étude de l'histoire locale vous fournira souvent une explication rationnelle au départ de vos ancêtres suisses.

Ressources généalogiques

  • Registres paroissiaux : Tous les registres paroissiaux les plus anciens et jusqu'à 1821 environ ont été microfilmés par l'église des Mormons (SDJ); vous pourrez vous les procurer par l'intermédiaire de l'un de leurs Centres Généalogiques SDJ locaux. Presque toutes les paroisses sont protestantes. Beaucoup de ces registres ont été filmés avec un ou plusieurs répertoires ou index. Certains de ces registres remontent même jusqu'à 1560. La calligraphie varie, bien sûr, et va du clair et élégant jusqu'au totalement illisible. Voir la section "Conseils utiles" ci-dessous. Certains comptes-rendus de consistoires d'Eglise ont aussi été microfilmés; ils sont beaucoup plus difficiles à lire, mais peuvent contenir des informations intéressantes sur les querelles locales, les relations, l'activité professionnelle et l'origine de certaines familles. L'inventaire correspondant, indiquant les dates disponibles et donnant une correspondance entre villages et paroisses est disponible sur le microfilm SDJ #0840625.
    Apprenez à lire les actes religieux ! Consultez ces conseils et exemples, qui incluent des traductions et transcriptions complètes.
    Que trouve-t-on sur microfilms ? Consultez la liste des documents de Vaud archivés par SDJ sur le site (en anglais uniquement) de la Family History Library de Salt Lake City.
    Table de correspondance entre  communes et paroisses  : Beaucoup de petits villages n'ayant pas leur propre église, il est difficile de savoir où se trouvent leurs documents religieux; nous vous proposons donc une table de correspondance basée sur les informations fournies par les Archives cantonales vaudoises. 
  • Etat Civil : Le canton de Vaud a commencé à tenir des registres d'Etat Civil en 1821. Jusqu'à cette date, c'étaient les registres paroissiaux  qui assuraient l'enregistrement de ces données démographiques; à partir de 1821, le gouvernement a fourni à chaque paroisse des livres spéciaux dans lequel le pasteur était tenu de noter  les informations d'état-civil, même si les personnes concernées n'étaient pas membres de l'Eglise Réformée. L'Eglise des Mormons a réussi à filmer l'essentiel de ces documents d'état-civil, de  1821 to 1875. Les documents sont classés par paroisse, comme pour les registres paroissiaux plus anciens. Dans certaines paroisses, les registres religieux d'après 1821 gardent trace d'autres types d'événements (comme par exemple les communions), et certains d'entre eux ont été microfilmés par la même occasion. Il vous faudra consulter le catalogue de la Family History Library pour savoir quels registres sont disponibles. En général, les registres d'état-civil sont très détaillés. Il semblerait que les archives cantonales disposent d'un index de "tous" les mariages enregistrés à l'état-civil de  1821 à 1875. Actuellement, nous ne savons pas s'il est possible d'obtenir des renseignements à partir de cet index autrement qu'en se rendant aux Archives Cantonales. Vraisemblablement, le personnel est déjà suffisamment occupé par la conservation des documents, et toujours sous la menace des restrictions budgétaires. Toutefois, il leur est peut-être possible de fournir à un correspondant la date exacte et la paroisse d'un mariage, après quoi le correspondant pourra se procurer le microfilm auprès du Centre Généalogique SDJ et rechercher le document original sans déranger davantage les archivistes. Si vous arrivez à un résultat de cette façon, faites-le moi savoir.
  • Actes notariés : Les Vaudois avaient une fastidieuse tendance à enregistrer devant notaire tous les contrats et les transactions professionnelles. Il subsiste à l'heure actuelle un nombre important de ces documents notariés, certains datant du 14e siècle. Ils sont conservés aux Archives cantonales, et ont été filmés par SDJ. Il n'existe pas d'index général, sauf peut-être aux Archives Cantonales, et la plupart des volumes ne comportent pas non plus d'index. Dans les quelques cas où un index figure en tête de volume, il ne mentionne en général pas toutes les personnes impliquées dans la transaction, c'est pourquoi il est de toute façon nécessaire d'examiner ces dossiers page à page. Et même lorsque le notaire a préparé un index  incluant toutes les personnes, nous avons découvert que de nombreux volumes comportaient des pages volantes qui avaient été rajoutées à l'intérieur, et bien sûr ces documents ne figurent PAS à l'index ! Dans un des cas, le document inséré, qui ne semblait avoir aucun rapport avec les autres documents du volume, était le testament de mon ancêtre Aimé du Truit  (autrement dit Aymo de Torculari dans les documents d'époque en latin) daté du 16 juillet 1513 ! Bonne raison de ne PAS se fier à l'index ! Les notaires conservaient à la fois les "registres" et les "minutaires" (recueils de minutes). Les premiers regroupent les actes notariés,  comportant en général une introduction indiquant les noms des parties concernées.  Les minutaires sont en général bien moins formels, souvent remplis d'abréviations, et en général dépourvus de titre ou introduction d'aucune sorte. Vous trouverez dans les minutaires des brouillons de documents qui ont été jugés assez importants pour être recopiés dans les registres, mais parfois les deux versions ne disent pas exactement la même chose ! Parfois, on trouve la signature de certaines des parties avec celle du notaire. Les actes notariés sont classés dans le catalogue SDJ généralement par district, et sous la nom de la ville principale du district. Pour le district de Moudon, par exemple, il vous faudra chercher à   "Switzerland, Vaud, Moudon - Notarial Records". En général, il vous faudra examiner les documents de tous les notaires du district où vivaient vos ancêtres, en examinant les dates qui vous intéressent en commençant par la plus récente et en poursuivant vers la plus ancienne. Vous pouvez trouver parmi ces actes des testaments, des actes de vente, des baux (contrats de location), des reconnaissances de dettes (y compris pour du fromage ou du bétail), des accords à l'amiable, des contrats de mariage et des octrois de citoyenneté. On ne dira jamais assez l'importance de ces documents pour comprendre les relations existantes, repérer les variantes orthographiques, les origines ou les surnoms ("dit" untel). L'inventaire de ces documents, réalisé par les Archives  Cantonales, figure sur le microfilm SDJ  #0885759, suivi du microfilm #0840625. Les documents notariés ne sont pas simples à exploiter, mais les joyaux cachés dans ces pages poussiéreuses  pourraient bien récompenser votre patience.
    Pour en savoir plus sur les documents notariés  (y compris quelques exemples)
  • Recensement Huguenot : Après la Révocation de l'Edit de Nantes en 1685, des milliers de protestants français ont fui leur patrie. Beaucoup sont arrivés en Vaud et ont été accueillis en tant que réfugiés, dans la mesure où l'on pouvait trouver des ressources pour leur venir en aide. Les autorités de Berne s'inquiétaient sur la façon dont on prendrait soin de tous ces réfugiés, c'est pourquoi elles ont demandé à chaque commune de les recenser. Certains de ces documents ont survécu, et ils ont été publiés dans le Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français (1935). La plupart des informations ainsi publiées sont aussi disponibles sur microfilm SDJ #0840625. En dépit d'orthographes capricieuses des patronymes et des villes, on peut y identifier la plupart des familles de réfugiés. On notera que les premières vagues d'immigration protestante vers Vaud remontent aux années 1530, mais seules les dernières arrivées ont été enregistrées dans le "Recensement Huguenot". 
  • "Livre d'Or des Familles Vaudoises" : La plupart des familles ayant droit de citoyenneté en Vaud (c'est-à-dire ayant le statut de bourgeois dans l'une des communes du canton) sont répertoriées dans le Livre d'Or; on y apprend aussi d'où elles sont venues et quand. Si la famille existait encore à cet endroit en 1800, ou si elle a joué un rôle significatif dans l'histoire du canton, elle sera probablement listée là. Si le nom n'est courant que dans un petit nombre de communes, il est fort probable que vous arriverez à retrouver vos ancêtres en fouillant les registres paroissiaux de ces communes. Film SDJ #0491155.
  • Familiengeschichtliche Bibliographie der Schweiz / Bibliographie généalogique suisse / Bibliography of Swiss Genealogies (Mario von Moos) : meilleure aide à la recherche d'informations, publiées ou non, sur les familles de Suisse. Pour en savoir plus...

Recherches

  • Vaud query page (service offert par les panneaux de messages de RootsWeb, une filiale de MyFamily.Com, Inc.). La plupart des messages sont en anglais.

Conseils utiles

  • Deux forces qui ont façonné Vaud : deux thèmes récurrents apparaissent régulièrement dans les études généalogiques sur  Vaud. Le premier est la peste, qui a sévi tour à tour dans toutes les régions, depuis le 14e siècle au moins, et jusqu'au 17e siècle. Ceci a bouleversé les structures familiales,  occasionné de nombreux remariages, et permis que de nombreux enfants disparaissent sans laisser de traces. ("Une liste des pestes qui ont régné dans la Suisse.") Le second est la Renaissance (y compris la Réforme protestante, pour ce qui nous concerne), qui soudain a mis l'accent sur les professions savantes. Au nombre de celles-ci se trouvent la médecine, la théologie,  la gestion des affaires publiques, l'enseignement, la peinture, etc. On trouvera dans l'ouvrage (en deux tomes) d'Emmanuel Le Roy Ladurie, Le siècle des Platter, une belle démonstration de la façon dont ces différents facteurs ont marqué les existences. Au passage, si vous pensiez que vos ancêtres européens d'avant 1900 passaient leur vie à moins de 20 kilomètres de leur lieu de naissance, revoyez vos théories ! Au moins durant le 16e et le 17e siècle en  Vaud, les gens que vous recherchez peuvent se retrouver presque n'importe où.
  • Dates : Dans les documents religieux qui subsistent, pas de fantaisie calendaires comme dans certains autres pays. L'année a toujours commencé le premier Janvier, aussi loin que l'on remonte. Avec un peu d'entraînement, on reconnaît les noms des mois même lorsque la calligraphie est très mauvaise. Cependant, les abréviations numériques des mois requièrent quelques explications. Si vous trouvez un mois écrit sous la forme  "7bre" ou "Xbre", il s'agit respectivement de Septembre et Décembre. De même, vous trouverez "8bre" pour Octobre et "9bre" pour  Novembre. L'utilisation de chiffres romains pour les mois, maintenant commune en France par exemple, n'apparaît pas dans ces documents avant la fin du 19e siècle. Dans un document assez tardif, vous pourrez trouver  "21 X 1880" (21 Octobre 1880). Le mois "X" ne doit pas être confondu avec "Xbre" (le premier signifie  Octobre, le second signifie Décembre !).
    En fait, la date du Nouvel An a été fixée au 1er Janvier dans la quasi totalité du canton de Vaud aux alentours de 1538. Le passage du calendrier Julien au calendrier Grégorien, y compris la prise en compte du jour en moins pour les années se terminant par "00", et de la différence de 11 jours entre les deux calendriers, a été totalement terminée à la fin de l'année 1700 : le 31 Décembre 1700 a été suivi par le 12 Janvier 1701.
  • Nombres en toutes lettres : En plus des formes françaises habituelles, vous  rencontrerez aussi "septante" (pour soixante-dix), "octante" ou "huitante" (pour quatre-vingts) et "nonante" pour quatre-vingt-dix. Dans les documents du 17e siècle ou antérieurs, on trouve couramment des chiffres romains (représentés à l'aide de lettres minuscules) aussi bien que des chiffres arabes pour les montants, les dates, et les numéros de pages. On peut être amenés à rencontrer des nombres romains de construction non standard, comme iiCxxxxix (249) ou même xvXXxviiii (interprété comme 15 fois 20, plus 19, soit 319).
  • Orthographe : En général, le français d'avant 1750 comporte de nombreuses lettres auxquelles vous ne vous attendez pas ! La plupart sont situées en fin de syllabe, et probablement muettes. Une fois que vous vous serez habitués à ces différences orthographiques, elles ne vous poseront plus de problèmes. De même, l'utilisation d'accents est relativement récente, il faudra s'habituer à s'en passer. Parmi les différences orthographiques les plus courantes, notons "aultre" pour "autre", "dict" pour "dit", "avoit" pour "avait", et "estoit" pour "était". Les prénoms sont aussi affectés par ces changements : "Jehan" pour "Jean", et "Jehanne" pour "Jeanne", entre autres. L'idée qu'un nom a une orthographe prédéfinie, et que toutes les autres orthographes sont mauvaises, est carrément une idée moderne. Au 16e siècle, on trouve même des notaires qui orthographient leur propre nom différemment, y compris à l'intérieur d'un même  document !
    On peut accéder en ligne aux dictionnaires actuels du Français des 16e-17e siècles ! Immensément utiles pour les mots disparus, comme les anciens noms de métiers, même s'il se peut que vous rencontriez d'autres variantes orthographiques.  Essayez ce site !
  • Paléographie : Il faut un peu d'entraînement pour lire les documents manuscrits anciens; vous pourrez rencontrer  plusieurs variétés d'écriture dans les documents religieux ou notariaux de Vaud antérieurs à 1800. Certaines sont si brouillonnes qu'il n'est pas possible de les déchiffrer avec certitude. En general, la méthode la plus sûre consiste à lire d'abord les documents les plus récents concernant les communes qui vous intéressent, de façon à vous accoutumer aux noms de personnes et de lieux, et autres spécificités de la région.  Puis vous pouvez passer à des périodes où l'écriture était d'un style plus ancien, et vous devriez arriver à reconnaître comment sont transcrits les noms habituels de la région. Ainsi, vous pourrez vous adapter peu à peu à la calligraphie ancienne. Les seules lettres totalement étrangères à l'oeil moderne sont le  "R" et le "c". Dans les écritures les plus anciennes, le R majuscule ressemble à un V avec (habituellement) deux lignes horizontales en travers; le "c" minuscule se confond facilement avec "r" ou "t". Un peu plus tard, le "r" minuscule est représenté comme la lettre grecque minuscule upsilon, ou comme un  "v" minuscule sans la boucle finale (la lettre "u" minuscule a, elle, presque toujours une queue). On trouve aussi dans ces écritures un certain nombre de combinaisons de caractères dont la représentation, bien qu'élégante, ne contribue guère à la clarté du document, et suscite souvent des erreurs d'interprétation.
    Débutez en paléographie à l'aide de notre introduction à la lecture des registres passoissiaux et des actes notariés (avec des exemples de documents du canton de Vaud). Pour poursuivre votre apprentissage, essayez cet excellent Cours de Paléographie, cela en vaut la peine.
  • Noms et titres : Beaucoup de noms de famille rencontrés en Vaud sont issus des noms de métiers. Chappuis, par exemple, est un ancient mot signifiant charpentier. D'autres noms de famille sont issus de noms de lieux ("d'Yverdon", par exemple). Parfois les noms de famille sont identifiés aux prénoms  ("Michel" apparaît parfois comme un prénom, parfois comme un nom de famille). Et il faut ajouter à ceci la possibilité de rencontrer des juxtapositions de noms de famille et d'alias. Plus d'un généalogiste a été induit en erreur par des constructions de la forme "Henri Knecht Schafner", interprétant le nom Knecht comme un prénom, et le titre "Schafner" (un "surveillant" à la solde des Bernois pendant l'occupation) comme un nom de famille. De même, si l'on recontre la mention "Jean Michel d'Yverdon", on ne sait pas tout de suite si le nom de famille est "d'Yverdon", ou si le nom de famille est "Michel" et s'il vient simplement d'Yverdon. On résoudra souvent de tels cas en poursuivant la lecture des registres paroissiaux et des actes notariés, jusqu'à ce qu'on retrouve mention de la même personne à un autre endroit, et sous une forme plus claire. 
  • Les séduisants vignobles de Vaud : Depuis les temps les plus anciens, détenir un titre de propriété d'un grand vignoble était une marque de succès financier et social. Un nombre surprenant d'actes notariés de tous les districts concernent des ventes de vignobles situés dans le district de Lavaux, qui s'étend de Lausanne à Vevey, au bord du Léman. Les propriétés situées à Cully étaient particulièrement recherchées.  Une grosse grappe de raisin figure sur les armes de Cully, et on y a trouvé une statue antique de Bacchus. Un rapport sur l'industrie et l'agriculture de 1765 note que les habitants passent le plus clair de leur temps à boire plutôt qu'à travailler. Le rapport conseille de labourer les vignobles vénérables pour rendre la région plus productive - apparemment certains trouvaient que la vie était un peu trop facile par ici. C'est à cause des vignobles de Lavaux que beaucoup de familles illustres des siècles passés ont des attaches dans ce district.  Le généalogiste pourra envisager d'étudier les actes notariés de cette région pour y chercher des indices sur de vieilles familles. 

Liens utiles

  • Voir le site de Jean-Luc Aubert sur la Généalogie en Suisse romande
  • Visiter aussi le site du Cercle vaudois de généalogie
  • Penser aussi aux  Archives cantonales vaudoises (un site récent, créé à la suite de réorganisations dans le gouvernement cantonal. On y trouve beaucoup de documents intéressants sur les archives, notamment le rapport annuel 2001, où l'on remarquera la frustration non dissimulée face aux réductions budgétaires; on y trouve aussi un dossier sur les fabuleuses ressources médiévales des archives, qui ne sont encore que partiellement répertoriées et dont les conditions de conservation laissent encore terriblement à désirer. On y trouve aussi une somme non négligeable de conseils  sur les aides à la recherche mises à la disposition des généalogistes et des historiens intéressés par  l'époque post-médiévale.)
  • SwissGen est un excellent site pour la généalogie en Suisse
  • Répertoire des fonds manuscrits en Suisse  (recherche par nom)
  • On lira aussi avec intérêt le récit d'Olivier Pasteur sur les bourreaux et guérisseurs dans le pays de Vaud, qui constitue une excellente introduction aux structures sociales et aux coutumes de la Suisse au cours des siècles passés.
  • Comment se fait-il que la Family History Library à Salt Lake City possède autant d'informations généalogiques sur la Suisse ? Voici un début d'explication !
  • Même si les communes ne sont PAS à l'heure actuelle dépositaires de leurs archives (et elles n'auraient vraisemblablement pas les moyens de répondre aux demandes qui s'ensuivraient), beaucoup d'entre-elles  possèdent désormais des sites Internet intéressants. En général, on y trouve des renseignements sur l'histoire locale, les monuments historiques, les célébrités du lieu, et souvent des photos. Vous trouverez des liens vers nombre de ces sites sur  http://www.vd.ch/portail/recherche/communes.html.
  • La ville de Vevay, Switzerland County, Indiana (Etats-Unis) va célébrer son bicentenaire en 2013. Comme préparation pour cet anniversaire, voyez notre page sur l'inplantation suisse à Vevay et les deux histoires entrelacées, celle d'une colonie suisse qui n'a pas réussi, organisée par Ferdinand Rudolph Hassler, et celle de mon ancêtre Jean Pierre Samuel Marcel, qui se trouvait sur le même bateau avec Hassler, les soi-disant colons, et plusieurs personnes qui voyagaient à Vevay. Le bateau était la Liberté, qui arrivait d'Amsterdam à Philadelphie en octobre 1805.

Ressources concernant des communes spécifiques

La liste ci-dessous sera complétée au fur et à mesure que des informations généalogiques concernat des communes précises seront disponibles. Si vous avez répertorié des données d'état-civil concernant une commune particulière de Vaud quelle qu'elle soit, contactez-moi ! On pourra probablement ajouter cette information ici ! Si vous recherchez des données d'état-civil, surveillez cette liste !

Cantons voisins

  • Genève
    • Vos ancêtres de Vaud n'ont jamais vécu à Genève? Ceci ne signifie pas pour autant qu'il n'y ont pas laissé de traces ! Genève était un centre commercial florissant, mais aussi un des lieux d'apprentissage préférés des jeunes gens pour toutes les professions  liées au négoce. Les actes notariés de Genève ont été indexés, les principales séries couvrant les époques 1536-1700 et 1700-1800. Les index sont en fait de brefs résumés, ce qui vous permet parfois d'accéder aux informations généalogiques de plusieurs générations à partir d'une seule recherche. Vous trouverez cette extraordinaire source d'informations sur les microfilms SDJ  #1052015 - 1052019 (pour l'époque 1536-1700) ainsi que  #1052028, #1052029 et #1051595 (pour l'époque 1700-1800). De même, si votre famille est arrivée de France, Savoie ou Italie pour se réfugier en Vaud, il se peut qu'ils se soient auparavant arrêtés à Genève, et que leurs noms figurent dans des registres paroissiaux genevois, ou dans des actes notariés.
  • Neuchâtel
    • La Société neuchâteloise de généalogie constitue une excellente passerelle vers un ensemble impressionnant d'archives et de généalogistes du canton. Ce site comporte également, à la rubrique  "Récits et Témoignages", plusieurs témoignages importants concernant l'émigration suisse qui illustrent les motifs de départ des gens de l'époque, ainsi que le périple d'une famille en direction de St. Louis, dans le Missouri, à l'époque des pionniers de la conquête de l'Ouest.
  • Fribourg
    • Nombre des documents historiques de base du canton de fribourg sont encore entre les mains des  communes et des paroisses (la plupart restées catholiques).
    • Cependant, on trouve des renseignements sur de nombreuses familles de Fribourg dans le Site Généalogique et Héraldique du Canton de Fribourg
  • Valais
    • Les registres paroissiaux sont conservés dans les paroisses. On pourra cependant vraisemblablement obtenir de l'aide auprès des archives cantonales. Se reporter pour cela au site de l'Association Valaisanne d'Etudes Généalogiques.

L'administrateur de ce site est John W. McCoy
Traduction française par Anne Bohy