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Port-au-Prince en 1738
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Détail d'une carte manuscrite de Delalance considérée comme la première représentation de Port-au-Prince (le Sud est en haut de l'image).
Charles Grenier, marquis de Larnage avait une vision en avance sur son temps de la colonie en devenir. Résistant au tropisme des colons de Léogane, premiers arrivés dans l'Ouest et aux suggestions insistantes des ingénieurs royaux qui penchaient pour Petit-Goâve, il veut donner à la future capitale l'espace de développement, l'accès à l'eau potable, le port et et la position centrale qui convient a une grande cité. En 1738, il en décide l'implantation sur les contours de l'habitation Randot. Bientôt les paroisses du Trou-Bordet et du Cul-de-sac vont fusionner et les habitants du bourg du Cul-de-sac (qui se situait sur la Grande Rivière à l'emplacement bientôt racheté par la Veuve Damiens) se verront forcés d'acheter des lots à M. Morel, nouveau propriétaire de Randot. Sur cette carte qui date du 24 octobre Delalance imagine une ville fortifiée qui s'étend plutôt sur l'habitation Breton des Chapelles. Il anticipe ainsi de 13 ans la décision de M. de Verville, directeur des fortifications en 1751, d'étendre la nouvelle ville à cette habitation. |
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