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Enfant ( / ) fils ( / ) naturel d'Hippolyte GAOU-GUINOU et
de Pauline.
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| o
: 20 mai 1746. |
Sur l'habitation du comte de Noë, aux hauts du Cap
Français (Saint Domingue).
[le 20 mai 1746 et non le 20 mai 1743, selon Prosper GRAGNON LACOSTE
"TOUSSAINT LOUVERTURE, général en chef de
l'armée de Saint Domingue, surnommé le premier des noirs". Paris
1877. Page 8.]
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| 1776. |
Aurait été affranchi.
[Jacques de CAUNA : "Toussaint-Louverture et l'indépendance
d'Haïti". page 57]
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| vers
1777 ou avant. |
Affranchi.
Dans une lettre au Directoire du 30 messidor an V (18 juillet 1797), il
indique avoir été libéré de l'esclavage il y avait vingt ans.
La période 1774-1775 correspond au dernier séjour du comte de Noë sur
son habitation du haut du Cap et parait favorable à cet
affranchissement.
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| 7
avril 1776. |
Paroisse du Borgne (Saint Domingue). Un TOUSSAINT,
représenté par le sieur LABAIL, chantre, est parrain de Marie Joseph,
âgée d'un mois, fille de François LAZARE et de Marie Rose, négresse
libre.
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| 3
septembre 1777. |
Paroisse du Borgne (Saint Domingue). Mariage de Jean
Baptiste, nègre de nation Mesurade, affranchi de Toussaint Bréda
nègre libre, [en marge : et reconnu libre par MM. les général et
intendant l'an mil sept cent soixante seize] et la nommée Agathe,
négresse de la nation Mesurade.
Voir documents généalogiques 1777.09.03.
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| x
: avant 1778. |
Toussaint BRÉDA et Cécile, négresse libre.
[Selon Jean Louis DONNADIEU : "Entre Gascogne et Saint Domingue :
Louis-Napoléon, comte de Noé, grand
propriétaire créole et aristocrate gascon (1728-1816)" , page
107, thèse soutenue le 4 novembre 2006 à l'université de Pau et
des Pays de l'Adour.]
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| 17
août 1779. |
Devant FROMENTIN, notaire au Cap Français (Saint
Domingue). Bail d'une place à la Grande Rivière du Nord. Philippe
JASMIN DÉSIR, demeurant au Petit Cormier, paroisse Sainte Rose de la
Grande Rivière, baille à ferme, pour neuf années commençant au 1er
février, à TOUSSAINT BRÉDA, nègre libre, son beau-père, demeurant
au Haut du Cap, la place qu'il possède dans ce quartier. Elle couvre 16
carreaux, soit une vingtaine d'hectares, en partie plantés en café, en
partie en vivres, le reste demeurant en savane et en bois debout. Sept
cases : une grande case avec cuisine, une case pour loger l'économe, un
magasin pour serre le café et trois cases pour les esclaves. Treize
esclaves, tous apparentés. Prix de bail : 1000 livres par an.
[Jean-Louis DONNADIEU communiquant un extrait de "regards sur
l'histoire", en réédit. des oeuvres de Jean FOUCHARD, éditions
Henri DESCHAMPS, 1988, vol. 8. article "Légendes et
réalités" de Jean FOUCHARD, G. DEBIEN, M.A. MENIER. pages 69 à
70. Archives d'outre-mer. G 3 527.]
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| 9
février 1781. |
Devant FROMENTIN (ou DORÉ ?), notaire au Cap Français
(Saint Domingue). TOUSSAINT BRÉDA est fondé de pouvoir de Philippe
JASMIN , son gendre. Ce dernier avait pris à ferme le 16 décembre
1775, du nommé Jean CRAON, quarteron libre, demeurant au Borgne, deux
emplacements et deux esclaves. La ferme était de cinq années, à 1160
livres par an. JASMIN en compte avec CRAON n'avait pas complètement
payé ses fermages et la ferme s'était prolongée de deux mois au delà
du temps convenu. JASMIN restait devoir 2715 livres. Il avait payé la
ferme de 1777 avec un esclave.
[Jean-Louis DONNADIEU communiquant un extrait de "regards sur
l'histoire", en réédit. des oeuvres de Jean FOUCHARD, éditions
Henri DESCHAMPS, 1988, vol. 8. article "Légendes et
réalités" de Jean FOUCHARD, G. DEBIEN, M.A. MENIER. page 71. ]
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| 31
juillet 1781. |
Devant FROMENTIN, notaire au Cap Français (Saint
Domingue). Résiliation du bail du 17 août 1779. Deux esclaves sont
morts pendant le bail Marie-Marthe et le négrillon François.
[Jean-Louis DONNADIEU communiquant un extrait de "regards sur
l'histoire", en réédit. des oeuvres de Jean FOUCHARD, éditions
Henri DESCHAMPS, 1988, vol. 8. article "Légendes et
réalités" de Jean FOUCHARD, G. DEBIEN, M.A. MENIER. page 69 à
70. Archives d'outre-mer. G 3 528.]
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| x
: vers 1782. |
François Dominique TOUSSAINT et Suzanne SIMON.
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| 26
et 27 août 1793. |
Le commissaire politique POLVEREL informe SONTHONAX de sa
volonté de prononcer l'abandon de l'esclavage et sans attendre la
réponse de celui-ci, la prononce. Validité dans l'Ouest et au Port au
Prince.
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| 29
août 1793. |
Le commissaire politique SONTHONAX prononce la libération
de l'esclavage dans le nord de la colonie. POLVEREL fait de même dans
le sud, un mois plus tard., après le mort de DELPECH le troisième
commissaire, le 27 septembre
|
| 29
août 1793. |
Déclaration de TOUSSAINT-LOUVERTURE appelant à la
vengeance de sa race : "unissez-vous mes frères et combattez avec
moi pour la même cause". Il signe : "général du Roi, pour
le bien public"
|
| 16
pluviôse an II (4 février 1794). |
La convention signe le décret (et non une loi)
l'abolition de l'esclavage.
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| 18
mai 1794. |
TOUSSAINT-LOUVERTURE se rallie à la République et se
place sous l'autorité du gouverneur général LAVEAUX.
Nommé colonel par LAVEAUX.
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| 23
juillet 1795. |
Général de brigade avec RIGAUD, BAUVAIS et VILLATTE sur
décision de la Convention.
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| 30
ventôse an IV (20 mars 1796). |
Sauve le gouverneur LAVEAUX lors d'une insurrection des
mulâtres au Cap Français.
|
| 31
mars 1796. |
Lieutenant au gouvernement général de Saint Domingue,
adjoint de LAVEAUX
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| 11
mai 1796. |
Arrivée d'une commission civile déléguée par le
Directoire : SONTHONAX, ROUME de SAINT-LAURENT, Julien RAYMOND,
mulâtre, LEBLANC et GIRAUD, bientôt démissionnaires.
|
| 14
octobre 1796. |
Départ de LAVEAUX., qui n'est pas formellement remplacé.
|
| 3
mai 1797. |
Général de division. Général en chef de l'armée de
Saint Domingue. Promu par SONTHONAX.
|
| 17
août 1797. |
Promotion ratifiée par le Directoire qui ajoute le don
d'un sable et d'une paire de pistolets de la manufacture de Versailles.
Les noirs PIERRE-MICHEL, L'EVEILLÉ et PIERROT ainsi que le blanc PAGEOT
sont nommés généraux de brigade.
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| 29
octobre 1797. |
Fait embarquer vers la France SONTHONAX, sous l'argument
qu'il préparait l'indépendance de Saint Domingue.
|
| 30
avril 1798. |
Accord d'évacuation des Anglais signé par l'adjudant-général
HUIN, représentant TOUSSAINT-LOUVERTURE et le colonel NIGHTINGALE,
représentant le général anglais MAITLAND.
|
| 30
août 1798. |
MAITLAND reçoit TOUSSAINT-LOUVERTURE comme un chef
d'état au môle Saint Nicolas et signe avec lui le traité de la Pointe
Bourgeoise impliquant la neutralité de Saint Domingue avec
l'Angleterre, acte de trahison envers la France.
|
| 18
juin 1799. |
Début de la guerre du Sud. RIGAUD prend le Petit Goave
qui avait été détaché de l'Ouest (loi du 4 brumaire an VI (25
octobre 1797)) et placé au Sud sous RIGAUD et remis dans le
département de l'Ouest par ROUME pour complaire à TOUSSAINT-LOUVERTURE.
|
| 1er
août 1800. |
Fin de la guerre du Sud par la prise des Cayes.
TOUSSAINT-LOUVERTURE retrouve sa demi-soeur.
|
| 23
octobre 1800. |
Fait embarquer le général HEDOUVILLE, représentant du
Directoire arrivé sur la colonie le 27 mars 1798. Avant de partir,
HEDOUVILLE libère le général RIGAUD, dans le sud de toute sujétion
vis à vis de TOUSSAINT-LOUVERTURE (lettre du 1er brumaire an VII (22
octobre 1798)).
|
| 25
novembre 1800. |
Fait emprisonner ROUME qui après avoir été le
représentant français dans la partie est de l'île a pris la
succession du général HEDOUVILLE.
|
| Janvier
1801. |
Conquête de la partie espagnole de l'île de Saint
Domingue, alors que l'Espagne et la France avaient signé la paix depuis
octobre 1800.
|
| 18
février 1801. |
BONAPARTE signe le décret nommant TOUSSAINT-LOUVERTURE
"capitaine général de la partie française de
Saint-Domingue".
[Jacques de CAUNA : "Toussaint-Louverture et l'indépendance
d'Haïti". page 171]
|
| 29
mars 1801. |
BONAPARTE signe secrètement le décret rayant
TOUSSAINT-LOUVERTURE des cadres de l'armée.
[Jacques de CAUNA : "Toussaint-Louverture et l'indépendance
d'Haïti". page 171]
|
| 3
juillet 1801. |
Promulgation de la constitution autonomiste.
TOUSSAINT-LOUVERTURE se nomme lui-même gouverneur à vie avec
possibilité de désigner son successeur.
|
| 3
novembre 1801. |
Se fait proclamer gouverneur général à vie lors d'une
cérémonie grandiose.
|
| 23
octobre 1801. |
ROUME quitte la colonie après neuf mois de captivité.
|
| 24
(ou 25) novembre 1801. |
Le général de division Moïse et treize des siens sont
fusillés au Grand Fort, non loin de Port de Paix.
[Jacques de CAUNA : "Toussaint-Louverture et l'indépendance
d'Haïti". page 172]
|
| 26
novembre 1801. |
Impose l'institution du servage en recensant les
agriculteurs et en les attachant à une habitation.
|
| 6
mai 1802. |
Se rallie au capitaine-général LECLERC. [voir notre
"Note" ci-dessous]
|
| 18
prairial an X (7 juin 1802) au 22 prairial an X (11 juin 1802). |
Embarqué sur "la Créole". Admis à la table du
commandant . Paye 8 livres par jour de nourriture soit 40 livres.
[Centre d'Histoire des Isles d'Amérique. Cahier n°53. Novembre 1995.
Page 99.]
|
| 10
juin 1802. |
[Date impossible puisqu'il est déjà sur La Créole le 7
juin 1802.] Habitation Georges, près des Gonaïves (Saint Domingue).
Mis en état d'arrestation [aux arrêts en fait]
[Alain TURNIER : "Quand la nation demande des comptes".
Imprimerie Le Natal, Port au Prince, Haïti, 1989, Page 9.]
|
| 20
messidor an X. (9 juillet 1802). |
"Le Héros qui portait TOUSSAINT-LOUVERTURE est
arrivé à Brest le 20 messidor...Si l'arrivée de ce grand coupable eut
été accompagnée, comme il était désirable, de quelques-unes des
pièces indispensables pour baser son acte d'accusation, une commission
militaire eut déjà fait justice de sa scélératesse..."
Lettre de Denis, duc DECRES (1761-1820), vice-amiral, au général
LECLERC, du 9 thermidor an X (28 juillet 1802).
(Cité dans généalogie et histoire de la Caraïbe. Numéro 187.
Décembre 2005. Page 4722.]
|
| 12
juillet 1802. |
Arrivée à Brest du Héros transportant le général
TOUSSAINT-LOUVERTURE, après une traversée de 27 jours.
[Jacques de CAUNA : "Toussaint-Louverture et l'indépendance
d'Haïti". page 42]
|
| 4
thermidor an X (23 juillet 1802). |
Arrêté des Consuls ordonnant son transfert et son
internement au fort de Joux dans le Jura.
|
| 23
juillet 1802. |
Départ vers le Fort de joux.
[Jacques de CAUNA : "Toussaint-Louverture et l'indépendance
d'Haïti". page 42]
|
| 7
novembre 1802. |
Renvoi de son domestique Marc PLAISIR à Nantes.
TOUSSAINT-LOUVERTURE est mis en isolement.
|
| 16
septembre 1802. |
Reçoit plusieurs visites du général CAFARELLI, qu'il
avait sollicité dans l'espoir d'une amélioration de sa condition de
détention. Il comprend à cette occasion que la décision de BONAPARTE
est irrévocable
|
| +
: 17 germinal an XI (7 avril 1803) au Fort de Joux (Jura), canton de
Pontarlier. |
Cité entre autres dans l'acte de mariage de Placide
Séraphin CLERC dit LOUVERTURE et de Joséphine de LACAZE.
Voir documents généalogiques 1821.05.16.
|
| (+)
:Fort de Joux (Jura). |
Sous l'ancienne chapelle Saint Louis.
La chapelle a été démolie en 1876 lors de travaux de modernisation du
fort. Les ossements qui auraient été trouvés auraient été versés
dans les traverses de terre des nouvelles fortifications.
En 1782. Une pelletée de terre du fort de Joux est transférée
symboliquement en Haïti.
[D'après http://chateaudejoux.com/toussaint/principale.html]
|
| (+)
:Bordeaux (Gironde). |
Restes mortuaires transférés par son fils Isaac
LOUVERTURE à Bordeaux.
[Victor SCHOELCHER : "Vie de TOUSSAINT LOUVERTURE", éditions
Karthala, réédition de juillet 1982, page 357. Paris]
Ce transfert n'a jamais été confirmé et la fiche de la sépulture
n'en fait pas mention.
|
(+)
: 25 mars 1983.
Port au Prince (Haïti). |
Une urne qui contiendrait les restes de
TOUSSAINT-LOUVERTURE a été remis par le gouvernement français au
gouvernement haïtien. Déposée au Panthéon national haïtien.
Cette urne ne contient que de la terre des fossés du Fort de Joux car
le corps n'a pas été retrouvé. |
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| Note des webmestres : |
Nous remercions Gilles Hudicourt de nous avoir
aimablement communiqué le tableau biographique ci-dessus rédigé par
l'amiral Petit, d'une érudition indiscutable. Cependant quand l'auteur
parle du "ralliement" de Toussaint au capitaine général
Leclerc, le terme peut prêter à confusion. Il s'agit plus exactement
d'une reddition négociée au préalable. C.L.R. James, dans "Les
Jacobins Noirs" (pp290-291, Editions Caribéeennes, 1983) nous dit
que Leclerc demanda à négocier et qu'il reçut trois aides de camp de
Toussaint et son secrétaire personnel. Victor Schoelcher, dans
"Vie de Toussaint Louverture" (pp339-345, Karthala, 1982) dit,
au contraire, que c'est Toussaint qui se décida à envoyer deux
parlementaires et il cite la réponse favorable de Leclerc, datée du
1er mai ("...je vois avec plaisir, citoyen général, le parti que
vous prenez de vous soumettre aux armes de la République.").
Quoiqu'il en soit, il s'ait bien d'une soumission dont les trois
conditions suivantes constituaient le préalable : 1) liberté
"inviolable" de toute la population, 2) maintien des grades et
fonctions des officiers indigènes, 3) Louverture conserverait son
état-major et se retirerait dans la colonie à un endroit de son choix.
La date citée ci-dessus par l'amiral Petit, le 6 mai, correspond à
l'entrée au Cap de Louverture (Schoelcher le place le 5 mai), à cheval
avec son état-major et à la tête d'une compagnie de dragons.
L'accueil courtois que lui fit Leclerc ("Mon général [...] nous
n'avons qu'à vous féliciter et à vous admirer pour la manière dont
vous avez porté le fardeau du gouvernement à Saint-Domingue..."
in James, op.cit.) ajoute à cette confusion. |
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