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Haïti

Magloire AMBROISE

AMBROISE
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Magloire AMBROISE
Militaire
Signataire de l'Acte d'Indépendance
Commandant du Département de l'Ouest, Président du Sénat, Commandant de l'Arrondissement de Jacmel
o ca. 1745 Saint-Domingue, Jacmel, Hab. Pasquet (source : AMB)
+ lundi 7 décembre 1807 Haïti, Jacmel ou Cabaret-Carde (source :AMB
)
ax Emilie (1793>LIB)
b& Sophie YAYOU

DESCENDANCE


Avec Emilie
1 ) Marie-Rose Eugénie AMBROISE (ca. 1776-)
2 ) Louis-Philibert AMBROISE (ca. 1782-1 février 1807)
3 ) Marie-Louise AMBROISE (ca. 1784-)
4 ) Urcilia MAGNY née AMBROISE

 

 

Principale source : AMB

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
AVERTISSEMENT : CE SITE NE PEUT ÊTRE CITÉ COMME RÉFÉRENCE CAR IL RASSEMBLE DES DONNEES AUX ORIGINES DIVERSES QUI N'ONT PAS PU ETRE TOUTES VERIFIEES.
N'HESITEZ PAS A SIGNALER LES ERREURS.

Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le dimanche 6 septembre 2009

 

Magloire AMBROISE

Signataire de l'Acte d'Indépendance en 1804

Merci à  Alix AMBROISE Sr., descendant direct de notre général de l'armée d'indépendance, qui a bien voulu nous communiquer les renseignements qui suivent. La fin tragique de Magloire Ambroise y est racontée selon une tradition familiale pieusement conservée. 
Cette discordance avec l'histoire officielle peut être résolue en répondant à une seule question : 
où est inhumé Magloire Ambroise ?

MAGLOIRE AMBROISE,  Noir de St-Domingue, naquit vers 1745 sur l'habitation Pasquet, commune de Jacmel, de parents esclaves originaires du Bas-Congo.  Affranchi très jeune le 20 juillet 1749, il acheta le 13 décembre 1785, de la veuve Victoire LeMoyne -- qui, de retour en France, liquidait ses biens -- la négresse Émilie, de sa tribu, de qui il avait déjà trois enfants : Marie-Rose Eugénie, Louis-Philibert et Marie-Louise.  Il l'épousa le 10 janvier 1786.

Magloire Ambroise s'incorpora comme soldat dans la gendarmerie et fut promu sous-lieutenant de la Légion de l'Égalité de l'Ouest et affecté au corps des dragons. Comme tous les Anciens Libres du Sud, il manifesta de l'attachement pour Louis Jacques Beauvais.  A l'approche de la guerre du Sud  (1799-1800), il aida Borno Déléard, lieutenant du général Louis Jacques Beauvais, à repousser les agressions de Mamzelle et de Joseph Acquart, deux sbires soudoyés par le général en chef Toussaint Louverture, contre la région de Marigot. Puis il résista aux canonnades de la ville de Jacmel entreprises par les généraux Romain, Dessalines et Christophe.  La population étant affamée et ne pouvant plus tenir, la ville martyre tomba aux mains des Louverturiens.  Disgracié, Magloire Ambroise fut conduit aux Cayes, dégradé et enrôlé comme simple soldat dans la 4ème demi-brigade.

Il n'y resta pas longtemps, car il alla reprendre à Pasquet la culture de ses terres.

Magloire Ambroise devint alors un nègre marron en 1802 et alla se placer volontiers sous les ordres du chef de bande Lamour Dérance qui s'était autoproclamé général de division commandant en chef des départements de l'Ouest et du Sud de Saint-Domingue  français (sic).  Lamour Dérance, un rigaudin,  avait en tête de libérer Jacmel de la tutelle française.  Cette tâche sera confiée à Magloire Ambroise qui fit le siège de cette ville du mois de juillet 1802 au 17 septembre 1803, date de la capitulation des généraux Pageot et Dieudonné Jambon qui défendaient le bourg.  Fatigué des harassements de Lamour Dérance qui lui envoyait des officiers subalternes qui ne voulaient pas se soumettre à son autorité,  Magloire Ambroise finit par reconnaître l'autorité de Jean-Jacques Dessalines après une entrevue qu'il eut avec lui au Cap-Rouge.  Dessalines l'éleva au grade de général de brigade, ainsi que Pierre Cangé qui venait de libérer Léogane et qui était venu participer au siège de Jacmel


Il signa l'Acte de l'Indépendance d'Haïti aux Gonaïves.  

Après l'indépendance :

  • Il fit ériger un fort au Cap-Rouge, le fort Ogé, nom d'un brave officier qui s'était fait distinguer à Jacmel durant la guerre civile.
  • Il fut Conseiller d'État et administrateur des finances de Jacmel durant le premier empire.
  • Sur l'ordre de Dessalines il accueillit et assista Francisco Miranda venu chercher de l'aide à Jacmel pour aller soulever la Côte Ferme [NDLR : actuel Vénézuela].
  • Il s'empressa de prêter main forte à Magny qui s'était trop exposé sous les remparts de Santo-Domingo durant le siège de cette ville.
  • Il participa à la défense de la ville de Port-au-Prince assiégée par l'armée de Christophe après la défaite des républicains à Sibert.  A ce moment-là, le sort de Pétion étant inconnu, Magloire Ambroise devint général de division intérimaire commandant le département de l'Ouest.  Il sera officiellement confirmé dans ce grade le 19 mars 1807.
  • Député de Jacmel à la chute du premier empire et membre de l'assemblée constituante qui proclama la république l2 27 décembre 1806.
  • Nommé sénateur le 18 décembre de la même année, il présida le Sénat le 21 janvier 1807.

Accusé de complot contre la sûreté intérieure de l'État après la conspiration de Yayou dont il était l'ami intime, il se rendit à Jacmel  laissant Port-au-Prince le 5 décembre 1807.  Il y allait pour prendre définitivement congé des siens, le général Bonnet l'ayant remplacé dans cette ville.  

Le président Pétion dépêcha à sa trousse les généraux Gédéon et Laverdure auxquels se joignit Marion qui commandait Léogane.  Arrivé  à un endroit nommé Cabaret-Carde, entre l'habitation Pasquet et la plaine de Léogane,  Magloire Ambroise fut pris en étau entre le détachement qui le suivait et  des officiers dépêchés de Jacmel par Bonnet.  À cet endroit, le Héros de Jacmel fut arrêté, garrotté et fusillé sans autre forme de procès.  L'historien Beaubrun Ardouin, un fervent admirateur du président Pétion, soutient  plutôt la thèse du suicide du général à la prison de Jacmel où il aurait été interné après son arrestation, après qu'il aurait ingurgité un poison à lui tendu par son propre médecin, le docteur Élie.

Après la disparition du général Magloire Ambroise,  Bonnet s'empara de l'établissement commercial qu'il possédait associé à son fils Louis-Philibert et connu sous la raison sociale "Ambroise & Co."  Celui-ci, ainsi que d'autres commerçants de la place trop proches du général Ambroise, fut conduit sut la place de Jacmel et fusillé.  Bonnet céda le magasin à son gendre Brisson Aîné et le rebaptisa sous la raison sociale "Brisson & Co."

La famille dut fuir Jacmel pour éviter d'autres sévices et représailles de Bonnet.  Elle n'y revint que lorsque Pétion, frappé d'une fièvre maligne, allait mourir (1818).  Les enfants de Louis-Philibert Ambroise, nous citons Henriette, Louis-Marcellin et Jean-Philibert, devenus  majeurs, adressèrent une demande au président Boyer en vue de récupérer les biens de leurs parents.  Mais Boyer n'agréa pas leur pétition.

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