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Haïti

Yayou

YAYOU
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YAYOU
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. YAYOU
alias le "Brutus" d'Haïti
Militaire
Signataire de l'Acte d'Indépendance
Sénateur de Port-au-Prince en 1806
o ca. 1779 Saint-Domingue, Grande Rivière du Nord
+ samedi 1 août 1807 Haïti, Léogane
(frères/soeurs:- YAYOU- Sophie YAYOU)
ax Marie-Jeanne DUBREUIL

DESCENDANCE


Avec Marie-Jeanne YAYOU née DUBREUIL
1 ) Virgenie YAYOU (15 mai 1806-)

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
AVERTISSEMENT : CE SITE NE PEUT ÊTRE CITÉ COMME RÉFÉRENCE CAR IL RASSEMBLE DES DONNEES AUX ORIGINES DIVERSES QUI N'ONT PAS PU ETRE TOUTES VERIFIEES.
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Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le dimanche 6 septembre 2009

 

Yayou

Vue du lieu-dit "Yayou" dans le Nord

Sénateur Général, signataire de l'Acte de l'Indépendance

Né vers 1779 à la Grande-Rivière du Nord, mort à Léogane fin août 1807

 

Yayou appartient à la dernière période de Révolution. Natif de la Grande-Rivière du Nord, il fait ses armes avec un ancien commandant de la Grande-Rivière, Sans-Souci, sous Toussaint-Louverture. Il suit ce dernier qui, à la tête des cultivateurs lève l'étendard de l'insurrection dans le Nord peu après le lancement de la campagne de désarmement ordonnée par Leclerc en juillet 1802, un mois après la déportation de Toussaint Louverture. Courtisé par Dessalines qui cherche à prendre le commandement en chef d'une armée unifiée devant mener la lutte de libération nationale, il se laisse gagner par l'autoproclamé général en chef qui l'élève au grade de général de brigade à l'occasion de son voyage dans le Nord en décembre 1802. Retenu à la Grande-Rivière pour coordonner la lutte contre la réaction "Congo", il ne participera pas au combat de Vertières. 

Après la signature de l'Acte d'indépendance aux Gonaïves, il regagne son poste à la Grande-Rivière pour être rapidement transféré à Léogane à la demande de Christophe, qui le déteste. Tenu en dehors du mouvement de conspiration qui se trame contre Dessalines, il paraît d'abord disposé à marcher contre les insurgés. Une rencontre avec Lamarre et Gérin l'ébranle, mais le laisse indécis. Une autre avec Pétion finit par le gagner au mouvement.

Signataire du manifeste «Résistance à l'oppression», il devint une des chevilles ouvrières de la conspiration avec Gérin, Vaval et Pétion. Présent à l'embuscade du Pont-Rouge, le 17 octobre 1806, Yayou signe doublement le meurtre de Dessalines en plongeant trois fois son poignard dans le corps expirant de la victime déjà atteint par une décharge de mousqueterie. 

Élu sénateur, aux termes de la Constitution du 27 décembre 1806, il prend une part importante dans la défense de Port-au-Prince contre Christophe, architecte de la guerre civile déclenchée le 1er janvier 1807, jour anniversaire de l'Indépendance. Le courage et la qualité de commandement qu'il a déployés à un moment où tout  semblait s'écrouler en l'absence de Pétion réfugié à Mariani pour échapper à ses poursuivants, lui vaut d'être appelé le sauveur de Port-au-Prince. Aux élections du 9 mars au Sénat pour désigner un président de la République, 

Yayou, devenu sénateur, obtient une voix, à égalité avec Gérin et Magloire Ambroise, alors que Pétion, le vainqueur, l'emporte par 13 voix. Promu divisionnaire de la division de l'Ouest, comptant les arrondissements militaire de Port-au-Prince et de Léogane, le fougueux enfant de la Grande-Rivière laisse libre cours à ses ambitions. Indépendant jusqu'à l'imprudence, il fait le jeu de Christophe, le chef de l'État du Nord, en entretenant avec lui une correspondance sans en informer le président Pétion. On signale même la présence d'espions dépêchés par Christophe auprès de Yayou. Mais tout n'est pas que rumeurs. L'entreprenant Sénateur-Général  cherche une alliance avec Magloire Ambroise commandant les 22 et 23è demi-brigades cantonnées dans l'arrondissement de Jacmel. Le soulèvement appréhendé éclate en juillet 1807. Mais Pétion est vigilant. 

Isolé, Le Sénateur-Général n'a d'autre choix que de se retirer de la ville avec ceux de ses 1 900 soldats et 200 cavaliers voulant bien le suivre. Ses riches propriétés sucrières de Momance et de Dufort sont pillés puis saccagées. Vers la fin du mois d'août, quatre de ses complices sont arrêtés et acheminés sur Port-au-Prince. Réfugiés dans les hauteurs de Léogane, à la Crête à Piquant où se dresse le fort Campan, son oeuvre, il est tué au cours d'un échange de feu avec ses poursuivants.

Vue de Yayou dans le Nord Vue du fort Campan sur la plaine de Léogane Vue de Campan sur la rade de Port-au-Prince
Vue du comté de Yayou Vue de Campan sur Léogane Vue de Campan sur la rade de Port-au-Prince

        

Pour rappel : 

Lieutenant de Sans-Souci, nommé en janvier 1803 commandant de la Grande Rivière du Nord. 
- Signataire de l'Acte de l'Indépendance comme Général de Brigade. 
- Commandant de l'arrondissement de Léogâne en remplacement de Cangé. 

Porta la main sur Dessalines au Pont Rouge. Christophe essaya de le rallier à sa cause, mais il alla du côté de Pétion. Devint Sénateur de Port-au-Prince en Décembre 1806. Prit part à la bataille de Sibert et sauva Port-au-Prince le 1er janvier 1807. 

Le 19 mars 1807, général de division et commandant des arrondissements de Port-au-Prince et de Léogâne. Prit les armes contre Pétion et, traqué, périt fusillé dans les montagnes de Léogane, dans les parage du fort Campan aux premiers jours d'août 1807. 

Le fort Campan fut commencé en 1804 par Cangé, et achevé par le général Yayou. Ce dernier, sénateur, surnommé le Brutus d'Haïti, y a été fusillé en 1807; c'était un des signataires de l'acte de l'indépendance d'Haïti.


Semexant Rouzier T.1 p.164
- Rulx Léon "Simples Propos d'Histoire Éditions: Henri Deschamps 1979 p.100