Haïti

Ernest BENNETT

BENNETT CELESTIN
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Cazeau CÉLESTIN
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Cicie Photo
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Georges BENNETT
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Agathe CÉLESTIN
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Georgie BENNETT
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Ernest BENNETT
alias Resnet Tenneb
Entrepreneur & Journaliste
Auteur de "L'amour dans tous ses azimuts", "Qui a tué Scott Dancet"
Journaliste au Nouvelliste, chroniqueur des "Dits et non-dits"
o samedi 18 décembre 1926 Haïti, Borgne
+ mardi 12 août 2008 USA, Miami
(frères/soeurs:- En vie / Living- En vie / Living- En vie / Living- Leslie BENNETT- En vie / Living- En vie / Living)
ax Haïti, 1948, En vie / Living

DESCENDANCE


Avec En vie / Living
1 ) En vie / Living (ca. 1952-)
2 ) En vie / Living
3 ) En vie / Living
4 ) Joanne BENNETT (-ca. janvier 1994)
5 ) En vie / Living
6 ) En vie / Living
7 ) En vie / Living

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
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Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

durireauxlarmes.jpg (50122 octets)ernestbennett2.jpg (9999 octets)Ernest Bennett: 

fini les 

«Dits et non dits»

 

 

Doyen de la presse haïtienne

 

par Roberson Alphonse pour Le Nouvelliste

En voyage de santé depuis plusieurs semaines, le chroniqueur des "Dits et non dits" avait un seul souhait : revenir à tout prix au pays. Partout ailleurs, il se sentait exilé.

M. Ernest Bennett est parti. Soigné à l'Hôpital Baptiste de Miami pour un cancer des poumons, le brillant chroniqueur « Des dits et non dits » a rendu l'âme, le mardi 12 août 2008, suite à des complications cardiovasculaires. Il voulait laisser l'hôpital hier pour s'acheter un billet afin de rentrer en Haïti, confie sa femme Aurore encore sous le choc. La silhouette de père Bennett, son accent nordique, ses onctueuses gâteries, ses manières, son entregent, son obstination à croquer le meilleur de la vie vont manquer, raconte encore, abasourdie, l'une de ses admiratrices.

« J'aimais le côté grivois dans ses « Dits » », concède-t-elle. Les superlatifs déterrés pour vanter les qualités de cette plume qui s'est associée à l'histoire du journal Le Nouvelliste au cours des soixante dernières années ne sont pas des témoignages posthumes empreints de fausses sympathies. La qualité d'écriture, l'imagination débordante, le sens de l'humour décapant de Bennett transpirent dans ses articles et dans quelque sept ouvrages déjà publiés.

Le talentueux critique Pierre-Raymond Dumas, après analyse du recueil de nouvelles « L'amour dans tous ses azimuts», écrit qu'il « ... espère qu'un jour une intégrale de ses nouvelles rendra à Ernest Bennett la place qu'il occupe dans notre littérature contemporaine ». La vigueur du style, la virtuosité étonnante et la manipulation de la fiction amoureuse saupoudrée d'humour n'auront pas laissé indifférent le critique. Ce recueil a aussi tapé dans l'oeil d'amants de belles lettres de l'hexagone.

L'ouvrage reçut en effet, en France, le prix du meilleur étranger francophone. Doyen de la presse haïtienne depuis le décès de Jean A. Magloire, il trouva dans son incarcération au pénitencier national, durant le premier mandat du président René Préval, matière à écrire. Dans les fers, il écrit beaucoup d'articles et les pages de nombreux ouvrages dont certains ne sont pas encore édités. Père de Michèle Bennett, l'épouse de Jean-Claude Duvalier, honni après le 7 février 1986, Ernest Bennett n'a jamais supporté l'exil. « J'ai un amour charnel pour Haïti. Partout ailleurs où je me retrouvais, je ressentais toujours un grand vide. Partout ailleurs était l'exil », confiait-il.

M. Bennett avait sept enfants dont l'une (Joane) l'a précédé dans la tombe. Le journal se découvre pour saluer la mémoire de ce grand journaliste et adresse ses condoléances à ses enfants Michèle, Ernest Junior, Frantz, Rudy, Ronald, Chantal, Capucine et à son épouse Aurore Bennett. Les rideaux tombent, Bennett ne dira plus rien...

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par Jean Monard Metellus pour InfoHaiti.net - (Mardi 12 Août 2008) - 

On aurait tendance à penser qu’il a vécu longtemps en constatant l’âge inscrit sur son certificat de décès ce mardi matin dans cet hôpital de Miami (Floride) : 82 ans. 

Et pourtant, Ernest Bennett n’avait de vieux que ses cheveux (grisonnants) et les incontournables rides sur le visage. A part ça, sa plume volubile et voluptueuse, son esprit jeune dans ce corps qui commençait malheureusement à ressentir le poids des ans, ses plaisanteries toujours de bon goût, sa gentillesse qui le pousse toujours à pardonner même l’impardonnable et sa générosité débordante qui le porte à défendre même les plus mal foutus ont fait de lui un homme avec un grand (H), digne de figurer dans la galerie des grands du siècle haïtien. Ernst Bennett, c’était aussi ce grand journaliste qui racontait les histoires dans sa chronique quotidienne (Dits et non dits) au Journal «Le Nouvelliste» avec une fluidité d’écriture et des figures de style qui transportaient le lecteur sur le lieu de l’événement et le fait découvrir des subtilités que même en étant spectateur privilégié, il n’aurait pu comprendre ou sentir.

La petite histoire rapporte que Claude Préval qui était un homme de parole et doté d’une grande culture est parti pour l’au-delà avec ce chagrin au cœur. Il ne se serait pas pardonné d’avoir été trahi par le clan Lavalas (son fils, René et son marassa Aristide) pour le seul service qu’il avait demandé pour son grand ami, Nest. Celui-ci avait pourtant tout compris car, son ami (Claude) était de la même école; en aucun cas, il ne saurait le piéger; ce n’était pas son genre, le bon et généreux Claude. Ils auront l’occasion de faire fructifier leur amitié vieille de plusieurs dizaines d’années; là où le Christ les appelés. Bonne route Nest et n’oublie pas de saluer ton estimable ami, Claude, le grand agronome comme le pays n’en connaît pas beaucoup. 

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Ernest Bennett

a dit : 

ernestbennett.jpg (40965 octets)"Tonton Fritz est enfin entré dans la légende. Avec panache et sans coup férir. Il était desservi par un flair qui ne l'a jamais quitté et qui l'a orienté dans des domaines difficiles d'accès, sans trop de faux pas ..."

"Mon ami Max Féquière auquel je me suis lié d'amitié depuis plus de soixante ans vient de rendre son âme à Dieu.
Je l'ai rencontré, la dernière fois, au Pavillon de l'âge d'or, cet établissement qui fait honneur à son fondateur, Gérard Moscoso ..."

"Je te regretterai, Max, autant que je regrette mon absence d'Haïti de plus de treize ans qui mit un terme à nos relations à un moment critique de notre existence ..."

"Tu es parti, Cons, sans dire adieu à ton ami et client de ton cabinet. Oublierais-tu que c'est toi qui m'a sorti de prison, début 2000, et gagné en ma faveur le procès du siècle... ?
Je n'en dirai pas plus, car tu seras aussi mon plus fidèle défenseur auprès de Saint Pierre puisque tu étais l'avocat que tout le monde respectait."

"Aucunes condoléances à ta famille, car moi aussi je pleure de te voir partir sans me dire adieu la veille de ta mort, où tu me parus en bonne forme dans ton cabinet.
Bye !"


"Repose en paix, vieux frère, et je te promets de reporter sur ta petite famille à qui je présente mes condoléances les plus émues toute l'affection qui m'unissait à un père aussi exemplaire que toi!"

Ernest a aussi écrit : 

"Un ami a failli jurer en présence des autres membres de notre club qu'il m'a vu descendre de l'avion de American Airlines sur une chaise roulante... le dimanche 28 octobre 2007.
Et comme il persistait malgré mes dénégations, j'ai essayé de reconstituer ma descente de l'avion ne serait-ce que pour comprendre comment on écrit l'histoire.

Effectivement, ce jour-là comme pour mes précédents voyages, j'étais toujours le dernier à quitter l'appareil parce que j'ai toujours un sac et une valise bourrés jusqu'à la gueule dont une sur des roulettes. Au pied de l'avion attendait un employé flanqué d'une chaise roulante qui attendait sans doute un infirme mais pas moi.
Je n'ai pourtant rien contre les chaises roulantes puisque c'est le meilleur moyen de locomotion pour les handicapés et c'est gratis pro deo.

J'ai encore l'usage de mes jambes grâce à un ami qui m'avait recommandé des souliers du Dr Scholls pour mes cors: le Dr Réginald Boulos (qu'on ne le convoque pas pour pratique illégale de la médcine).
Toutefois, avec la décision prise par American Airlines de nous faire parcourir des kilomètres de l'avion au Terminal de l'aéroport de Miami, je me retiens encore de suggérer à tous les passagers d'exiger des chaises roulantes de cette compagnie qui n'entretient pas ces trottoirs roulants ou rubans mécaniques, toujours en panne les trois quarts du temps.

Puis-je jurer que jusqu'à ma mort, je n'aurai jamais recours, comme mon père, à une chaise roulante ?
Je n'en sais rien, mais si tel devrait être le cas, je choisirais de rester tranquillement chez moi pour que mes lecteurs et admirateurs gardent le souvenir d'un homme vaillant qui en dépit de l'âge ingrat n'a jamais recouru à l'usage d'une chaise roulante.

N'avais-je pas en effet pleuré en voyant mon vieil ami Lucien Rousseau sur une chaise roulante à l'église de Pétion-Ville le jour des funérailles de son épouse ?

Et en dernier lieu en juin dernier il écrivait : 

Ce mois de juin 2008 aura été le plus fertile en décès de personnalités haïtiennes célèbres.
Quand on pense, en effet, que Fritz Mevs, Sony Bastien, Mayard Paul ont claqué la porte en moins de huit jours, on se demande par quel effet d'entraînement notre excellent ami Gesner Bastien a cru aussi tirer sa révérence.
[....]

Adieu le « peintre », son « appellation » préférée. Offre un acrostiche à Saint Pierre dans lequel tu mentionnes notre amitié et l'envie d'être reçu dans son Paradis.


Que dire de plus et qui ne l'a déjà été par ta plume : 

Nous regretterons les dits & non-dits

Repose en paix et toutes nos condoléances à la famille.