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Saint-Domingue

Jean Joseph de SAQUI de TOURRES

SAQUI (de) GUELTON (de)
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Joseph Marie de SAQUI de THORES
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Marthe de SAQUI de THORES née de GUELTON du PIGNET
Jean Joseph de SAQUI
Marin
Marquis de Saqui de Tourrès
Capitaine des vaisseaux du Roi, fait la guerre de l'Indépendance en qualité de premier Lieutenant du Vaisseau Amiral le Languedoc sous les ordres du Comte d'Estaing, se trouva à la Bataille de Savannah, La Grenade, Saint-Vincent et Sainte-Lucie
o ca. 1746 France, Toulon
+ mardi 17 juin 1800 Angleterre, Londres
(frères/soeurs:- Louis Charles Hilarion de SAQUI de THORÈS- Joseph Marie Maxime de SAQUI de TOURRES)
ax Saint-Domingue, 31/03/1788, Louise Marie Claudine Jacquette BRETTON

DESCENDANCE


Avec Jacquette de SAQUI DE TOURRÈS née BRETTON DES CHAPELLES
1 ) Marie Alexandre Ernest de SAQUI de TOURRÈS (27 décembre 1798-date inconnue)

 

 

Principale source : GHC

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2008.
AVERTISSEMENT : CE SITE N'EST PAS UNE RÉFÉRENCE CAR IL RASSEMBLE DES DONNEES AUX ORIGINES DIVERSES QUI N'ONT PAS PU ETRE TOUTES VERIFIEES.
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Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le mercredi 11 juin 2008

 

Jean Joseph de SAQUI des TOURRÈS

"Entré dans la Marine en 1760, a fait sa première campagne en 1761, pendant laquelle il s'est trouvé au combat de Lagose (sous Mr de la Clue), où il reçut deux blessures qui mirent sa vie en danger pendant 18 mois. A cette occasion , il fut promu au grade d'Enseigne de Vaisseau.

En 1770 étant Lieutenant de Vaisseau, et Commandant de la Mignone, pendant la guerre de Tunis, il bloqua avec cette corvette et sa conserve port Farine, coula cinq corsaires du Bay (dont deux de 32 canons) et pris part à l'arrivée de l'escadre de Mr de Bloves, au bombardement de Sousa.

En 1772, nommé Commandant de la Proserpine, il eut ordre d'aller relever les cotes du Brésil, mission délicate, dont il s'acquitta de la manière la plus distinguée. Les cartes et plans faits par cet officier, pendant cette campagne qui dura 23 mois, sont considérées encore aujourd'hui, comme un monument hydrographique et font partie de la belle collection du Ministère de la Marine.

Il a fait la guerre de l'Indépendance en qualité de premier Lieutenant du Vaisseau Amiral le Languedoc sous les ordres du Comte d'Estaing, lorsque cette escadre battit l'escadre anglaise commandée par l'amiral Biron et tint en échec celle sous les ordres de l'amiral Hawe qu'elle forçait à évacuer la baie du Delaware.

Pendant cette même campagne Mr des Tourets se trouva à la malheureuse et sanglante affaire de Savana [sic]; à la prise de la Grenade, de Saint Vincent ainsi qu'à celle de Sainte Lucie, où il fut grièvement blessé par un biscayen au moment où il venait d'atteindre le haut des remparts à coté de l'Amiral d'Estaing. Cette blessure le retint pendant onze mois dans cette isle. A son retour en France, il se rendit à Versailles où Mr le Comte d'Estaing le présenta à sa Majesté Louis XVI ; en lui disant : « Sire, j'ai l'honneur de vous présenter le Chevalier des Tourets, le sauveur du Vaisseau amiral le Languedoc, et qu'une blessure reçue à mes cotés sur les remparts de Sainte Lucie, a seule privée de l'honneur d'y planter le drapeau Français » Le Roi accueillit Mr des Tourets avec la plus flatteuse distinction en lui disant : « Mr des Tourets, encore une campagne comme celle que vous venez de faire et votre famille comptera un amiral de plus. » Mr d'Estaing lui ayant ensuite remis le brevet qui lui conférait le grade de Capitaine de Vaisseau de Première Classe. Le Roi s'adressant à l'Amiral, lui dit : « Je vous charge de recevoir Monsieur des Tourets Chevalier de Saint Louis et de Saint Lazare; j'entends que sa réception ait lieu en présence de l'Etat Major du Languedoc, témoin des services qu'il nous a rendus »

Dun autre coté le Congrès Américain voulant reconnaître les services qu'il venait de rendre à la République, lui conféra l'Aigle d'Or de la Société de Cincinnatus, et le grand Washington l'honora d'une lettre de compliments sur la brillante campagne qu'il venait de faire.

En 17.. il fut nommé Commandant de la Corvette d'Instruction du port de Toulon et inspecteur des écoles de la Marine d'Alais et autres.

En 17.. ayant été promu Chef d'Escadre, il fut investit du commandement de toutes les forces navales de sa Majesté des Isles d'Amérique sous le vent, commandement qu'il exerça pendant deux ans.

Marié le 31 mars 1788, à Saint Domingue, avec Louise Marie Claudine Le Bretton des Chapelles

Chargé en 1789 du Commandement de la station de Terre Neuve, il essuya sur le grand banc, l'horrible ouragan qui a fait époque dans ces parages sans perdre un seul vaisseau de son escadre composée de dix-huit voiles, succès presque sans exemple, qui fut considéré dans le temps par tous les marins comme étant entièrement du aux savantes manoeuvres qu'il avait ordonnées pendant cette effroyable tempête qui bouleversa les isles Antilles et engloutit plus de 1200 bâtiments de toute Nation.

A son retour à Toulon, où il eut le bonheur de ramener son escadre intacte, le Roi le nomma Commandant des Gardes de la Marine et Inspecteur Général des Ports du Royaume.

Nommé en janvier 1792 Commandant de l'Escadre de Méditerranée, il s'empressa de refuser ce poste et sortit de France avec le Corps d'Officier de la Marine ; Après la campagne des Princes, il fut chargé par le Roi de plusieurs missions secrètes auprès des Cours du Nord et entretint une correspondance pendant deux ans avec sa majesté Louis XVIII.

Monsieur des Tourets en mort à Londres en 1801 des suites de ses blessures malgré les soins éclairés des premiers chirurgiens anglais et français que Monsieur, Comte d'Artois, avait daigné mettre à la disposition de la famille. Sa mort fut un événement bien douloureux pour ses anciens frères d'Armes qui s'empressèrent de lui faire élever un monument à Saint Pancrace, monument auquel sa Majesté Louis XVIII voulut bien contribuer. Mais un fait non moins honorable, pour la mémoire de cet officier, c'est l'hommage que lui rendirent les Marins de la République, prisonniers sur leur pontons de Porthmouth qui en apprenant la mort de leur ancien Commandant s'empressèrent d'envoyer au Chevalier de Bellegarde vingt-cinq Louis pour ce monument auquel ils voulurent absolument contribuer.

Le Chevalier de Rivière, dans son ouvrage sur la Marine dit en parlant de cet officier Général : des Tourets l'Ainé, était non seulement un officier distingué mais homme de mer consommé possédant aux plus hauts degrés le talent du Commandement, et celui non moins rare d'inspirer confiance aux marins placés sous ses ordres. Doué d'un grand sang froid au plus fort du combat, personne mieux que lui ne savait réparer un accident et prévenir un désastre, tacticien supérieur, aucun de nos officiers généraux ne manoeuvraient avec plus d'habileté un escadre nombreux. Savant modeste il était Membre de l'Académie Royale de Marine de France et de la Société philosophique de Berlin, il possédait parfaitement cinq langues vivantes.

Information fournie par Xavier de Saqui de Sannes"

extrait de Lafayette GenWeb

Garde marine en 1758, garde du pacvillon en 1762, enseigne de vaisseau en 1770, lieutenant de vaisseau en 1778, capitaine de vaisseau en 1786, chevalier de Saint Louis le 20/07/1779, retiré du service en mars 1792.M. Vergé-Franceschi le dit décédé à Marseille en 1826 ?
J-C de Vaugiraud (M. Vergé-Franceschi: Les officiers généraux t 2 p 693) 07/02/2007

Sources:
- P. Renard source :GHC page 196 19/10/06, Jean-Paul Manuel (X. de Saqui de Sannes dans La FayetteGenWeb)
- J-C de Vaugiraud (M. Vergé-Franceschi: Les officiers généraux t 2 p 693) 07/02/2007