La Ville OKAN
La ville Au Camp
extrait par Louis Anthony Dauphin
Journaliste, Chercheur, sociologue, maître conférencier
descendant des héritiers de la Ville Okan.
Dans un précédent article sur Ti sainte Anne de l'Anse-à-Foleur, j'avais
écrit que la ville Au Camp, située à mi-chemin entre Port-de-Paix et
Saint-Louis du Nord, est la réplique locale du Temple de Salomon à Jérusalem.
Sur demande de mon ami Mc Guffie du journal Le Nouvelliste, je veux porter
quelques précisions sur ce haut lieu mystique, qui n'est pas un mythe et qui
existe réellement.
La Ville-au-camp est située sur l'habitation La Douceur (Ducios
ou Dulce en espagnol et même dans le vocable indien), propriété
qui a été concédée par Legrand Dauphin, père de Dajeanson
Dauphin, grand- père de ma maman. Elle est située dans la
Mésopotamie d'Haïti , parce que placée entre deux rivières :rivière des Nègres
et rivière Lacaille (tout comme le Tigre et l'Euphrate).
La maison qui sert de Temple est en tôle et n'a rien d'extraordinaire.
Voici ce que relate mon cousin, Me Jérôme Mazard, de regrettée mémoire,
dans une brochure consacrée à la Ville-au-camp :
« c'est un village au milieu d'une cour où moisit un vieux Temple
tout à fait rustique.
C'est une construction ordinaire, sans décor exotique, qui est élevée
dans un espace réservé.
On voit autour de l'Habitation un enchevêtrement de palmiers,
d'acacias et d'autres arbres inconnus.
Ce tout ensemble impose un silence sépulcral.
Deux compartiments y sont flanqués à l'intérieur : le parvis et la
loge.
La loge elle-même a deux parties : le lieu saint et le lieu trois
fois saint.
Un sanctum qui n'est pas accessible à l'homme est séparé par un
rideau épais .
Ce qu'il y a de l'autre côté du rideau est ignoré du monde profane
et de la connaissance objective »,
fin de citation.
Je prends sur moi la responsabilité d'affirmer qu'à l'intérieur se
trouve la pierre philosophale, cette pierre destinée à changer tous les métaux
en or, mais aussi qui est plus que ça. Cela a autant d'importance que le
Saint Graal, la Lance du Destin. Pour l'instant je me contente d'affirmer que
la Ville au camp, c'est un haut lieu mystique au même titre que la Cour
Souvenance et Nan Soukri dans l'Artibonite, ou Nan Campêche dans le Plateau
Central. Il y a beaucoup de choses à voir et à apprendre à La Douceur.
C'est le plus haut lieu mystique du pays où se trouvent concentrées les
traditions ancestrales venant d'Afrique où remontant à l'Atlantide, ce
continent disparu dont parlait Platon dans la République, et dont Haïti qui
est la Jérusalem nouvelle est le centre. Cela, je l'assume et j'en porte
l'entière responsabilité. En plus de son côté mystique, la Ville au camp
joue un grand rôle dans la vie politique de ce pays. Le cas de Me Emile
Jonassaint qui en fut un adepte sert d'illustration vivante et intéressante
à tous ceux-là qui sont dans le secret des dieux.
La ville-au-camp, le Château de Jean-Jacques Dessalines, de Mikadò Cadet,
fils d'Eliezer Cadet à Trois-Rivières, Port-de-Paix et la face Nord (Nan Nò)
de l'Ile-de-la-Tortue, forment les trois côtés du triangle des Bermudes dont
La douceur est le sommet. Je m'arrête là , car je dois respecter le secret
de la tradition orale, des choses mystiques et des connaissances non profanes,
sous peine de violer un principe sacré ou sacro-saint. Tout en invitant les
ethnologues, sociologues, étudiants, chercheurs et simples curieux à faire
un petit coup de pied là-bas, je tiens à préciser que dans l'axe du
triangle des Bermudes se trouve localisé l'endroit où sont enfouis les trésors
des Rois de France. Car à la veille de la Révolution, le Roi Louis XVI avait
fait embarquer dans des bateaux tous les trésors de la couronne. On prétendait
que ces bateaux étaient portés disparus ; il n'en était rien. Ils sont
arrivés à destination, et ces trésors se trouvent localisés dans le
Nord-Ouest, pas trop loin de Port-de-Paix. Et je ne dirai pas plus, jusqu'au
jour où tout le secret sera dévoilé.