|
L'auteur, Stuart Trueman est natif de St-Jean Nouveau-Brunswick.
Description:
À partir du journal de John Gyles, publié en 1736
et d'une recherche historique de l'époque, Trueman a reconstruit
la vie du premier résident anglophone du Nouveau-Brunswick.
Le 2 août 1689, lors d'une attaque par les amérindiens
de la confédération Penobscots-Abénakis-Malécites-Mi'kmaq
dirigée par les français, John Gyle fut capturé
à Pemaquid.
Ce jeune garçon de 9 ans devint ainsi l'esclave de O-ski-tchin,
un Malécite de la région de Méductic.
Tantôt torturé par les Malécites et les Mi'kmaq,
tantôt traité en fils par ses maîtres, ce jeune
garçon y apprendra leurs langues, us et coutumes, techniques
de chasses et de la construction de leur fameux canot d'écorce.
L'auteur nous décrit de façon vivide les huit années
d'épisodes à la fois tragiques et fascinants. «Chon»,
comme on l'appelait maintenant, fut témoin de l'organisation
des raids de la Nouvelle-Angleterre, et de l'arrangement entre les
tribus, autrefois ennemies; Mi'kmaq, Malécites, Abénaquis
(Confédération Wabanaki). Il a vu le rôle que
jouait le prêtre dans ces opérations, tantôt
en tant que clergé tantôt en tant qu'émissaire
des autorités françaises.
Cet esclave qui parlait anglais, malécite et mi'kmawísimk
ajouta à son bagage le français car il fut un jour
racheté par Louis D'Amours, sieur de Chauffours, sieur de
Jemseg.
Il fut ainsi mêlé aux intrigues des frères
D'Amours avec Villebon. Ce dernier semblait aux habitants du fleuve
Saint-Jean, plus dangereux que les anglais...
Grâce à sa loyauté envers la famille D'Amours
lors de l'attaque de Jemseg et Nashouac par Benjamin Church, John
Gyles obtint sa liberté. Il rejoint ainsi sa famille à
Boston le 19 juin 1698.
Avec ses connaissances des langues et traditions des Malécites,
Mi'kmaq et Français il devint rapidement un intervenant important
au service des gouverneurs du Massachusetts. Jusqu'à la publication
de son journal en 1736, John Gyles avait participé à
la plupart des engagements militaires de cette époque.
|