Entrée dans l'usage dès la seconde moitié
du XVIIe siècle, l'appellation Côte-du-Sud
a d'abord désigné une série de
paroisses établies graduellement dans les seigneuries
de la rive sud du Saint-Laurent, entre Beaumont et la
rivière du Loup. Les treize paroisses situées
sur ce ruban littoral de près de 200 km furent
occupées en 1759 pendant que les troupes anglaises
assiégeaient Québec. «Bas-Saint-Laurent»
est un regionyme décrivant la partie du fleuve
en aval de Québec. Au début cette région
comprenait Bellechasse et Côte-du-Sud. Aujourd'hui
elle s'étend plus à l'est jusqu'à
Matane.
Les seigneurs de la Côte-du-Sud et de l'Acadie,
(les Couillard, Damours, LeBorgne, Latour, Saint-Castin)
avaient de nombreuses alliances (mariages) entre-eux
bien avant la déportation.
Ce n'est donc pas étonnant que les Acadiens
fuyant l'agression anglaise se réfugièrent
facilement dans les paroisses de la Côte-du-Sud.
Cacouna et Kamouraska étaient les premiers villages
à la porte des chemins entre les Fleuves St-Laurent
et St-Jean.
De plus depuis 1713 de nombreux amérindiens
(Abénakis, Malécites, Mi'kmaq) de l'Acadie,
amis des Acadiens, étaient venus s'installer
à la Côte-du-Sud. (en particulier à
Cacouna).
Voici les noms de famille acadienne que l'on retrouve
dans les vieux registres du Bas-Saint-Laurent:
Arsenault, Babineau, Bergeron, Comeau, Cyr, Daigle,
Damboise, Damours, Darois, Desnoyers, Doucet, Durocher,
Gaudreau, Giasson, Godin, Grandmaison, Hamon, Landry,
Leblanc, Leborgne, Marchand, Martin, Mercure, Morin,
Poirier, Poisset, Pominville, Poussard, Prieur, Robichaid,
Roy, Saindon, Sanson, Toulouse, Trahan, Turreau, Valcour.