Comté de Châteauguay

  Un aperçu du Passé

La vallée de la rivière Châteauguay à quelques milles au sud-ouest de Montréal sur la rive sud du fleuve St-Laurent, est une région riche en histoire du Québec. En 1673, le gouverneur de la Nouvelle-France accorde au Seigneur de Longueuil Charles LeMoyne, une partie de cette vallée. Une zone de 6 milles de large sur 9 milles de profond, dont le centre est l'embouchure de la rivière, devient la seigneurie de Châteauguay. Plus tard, en 1729, on accorde une autre section mesurant 18 milles de long au sud-ouest de la seigneurie de Châteauguay, au Sieur Charles Marquis de Beauharnois et à son frère Claude. Cette concession portera le nom de la seigneurie de Ville-Chauve (Beauharnois) dont une grande partie, plus tard, formera la section sud-ouest du comté de Châteauguay.

Deux hypothèses s'affrontent quant à l'origine du nom Châteauguay. La première suppose que le nom dérive du lieu de naissance du Seigneur Charles leMoyne, une commune dans le département du Puy-de-Dôme, en France. La deuxième soutient qu'il y eut l'érection d'un entrepôt fortifié, de construction primitive, sur l'Ile-St-Bernard à l'embouchure de la rivière et que les habitants locaux ne tarderont pas à nommer "le Château". Le responsable de la construction s'appelait Gay (ou Gué). L'union des deux mots donna naissance au vocable Châteauguay. À vous de choisir l'explication qui vous semble la plus logique.

La seigneurie de Châteauguay, plusieurs fois, changera de propriétaire, après la mort du seigneur LeMoyne en 1685. En 1760, les "dites" Soeurs Grise, les soeurs de la Charité de l'hôpital de Montréal en devinrent les dernières propriétaires. Similairement, en 1795, le riche marchand londonien Alexander Ellice acquit la Seigneurie de Beauharnois, pour la céder ensuite à ses héritiers au tout début du 19e siècle.

En 1760, les Britanniques s'emparent du Canada. Après 1800, des Ecossais et des Anglais commencèrent à s'établir dans la région. Quelques annees avant des Canadiens-français venus d'autres régions et des squatters américains firent de même. Dans la partie haute de la région, la plupart d'entre eux s'installerent sans permission et commencérent à déboiser. Les habitants écossais et anglais durent d'abord défricher avant de commencer la culture de leur lot. Le bois obtenu ne pouveit pas être "dravé" ni servir à des fins de construction. Ces colons le brûlaient donc pour en faire de la patasse. Ce commerce était ventable. Le profit des ventes leur permettait l'achat de denrées essentielles ainsi que le paiement de la rente au Seigneur. (Les terres seigneuriales étant louées). Les lots ainsi défrichés, l'agriculture devint la principale activité régionale.

En 1812, les États-Unis déclarent la guerre à l'Angleterre. L'année suivante, 300 membres du Régiment des Voltigeurs, quelques Amérindiens, des Miliciens et quelques soldats anglais, sous le commandement du lieutenant-colonel de Salaberry, résistent à l'invasion de 3000 soldats américains dirigés par le général Hampton à la bataille de la Châteauguay, à Allan's Corners près de Howick.


Durant les vingt-cinq anneés qui suivirent, on vit l'émergence de tensions entre Canadiens-français et Canadiens-anglais. Une crise économique et l'attribution déloyale de terres aux Ecossais par le gouvernement colonial en furent les causes. En 1838, les Patriotes tentèrent un renversement du pouvoir afin d'instituer une république de type américain dans la région. Ces patriotes français furent amenés et écroués à Montréal. Douze furent pendus et cinquante-huit déportés en Australie. Plus tard, au retour, pardonnés par les autorités, ils purent remplir des rôles importants auprès de leur communauté.

En 1855, on créa le comté de Châteauguay à partir de la partition de l'ancien district de Beauharnois. On jumela la seigneurie de Châteauguay à une partie sud de la seigneurie de Beauharnois. Las tenure seigneuriale fut abolie en 1854. A l'intérieur de ce nouveau territoire, on retrouvera les villages de Châteauguay, Ste-Martine, Ormstown (autrefois conu sous le nom de Durham), et Howick ainsi que les paroisses de St-Antoine-Abbé, Ste-Martine, St-Joachim, Ste-Philomène, St-Jean-Chrysostôme, St-Malachie, Ste-Clotilde et St-Urbain-Premier. Les paroisses de Très-St-Sacrement et de St-Paul-de-Châteauguay furent créées à partir de subdivisions ultérieures des paroisses de Ste-Martine, St-Jean-Chrysostôme et St-Malachie d'Ormstown. A cette époque la population écossaise, anglaise, et canadienne-française atteignait à peine 16,000. En 1888, on décrivait ainsi le comté:

"Grâce à la fertilité proverbiale de ce comté, la vallée de Châteauguay compte pour une région la plus productive du Québec. La culture du grain et l'industrie laitière sont les pierres d'assise de l'activité agricole régionale, se complétant de façon harmonieuse. Ce territoire plat est semé de petites collines, criblés généreusement de gros rochers épars se terminant au sud par des élévations impressionnantes."




Aujourd'hui...

Au début des années 80, on réorganisa les comtés en MRC (Municipalité Régionale de Comté) Le vieux comté de Châteauguay fut morcelé en quatre. Ces nouvelles divisions se joignirent aux différentes MRC nouvellement créées:

Aujourd'hui, les régions sous l'ancien comté de Châteauguay sont de zones bourdonnantes d'activité servant également de dortoir aux communautés montréalaises transposées sur la rive sud du fleuve. En 1991, on recensait 40,000 citoyens dans la ville de Châteauguay seulement. Au niveau électoral, issue de l'ancien comté, la circonscription fédérale comprend les agglomérations de Châteauguay, Mercier, Ste-Catherine, Delson, St-Mathieu, St-Rémi, St-Edouard, St-Jacques, St-Michel et Léry. Plus petite, la circonscription provinciale inclut les localités de Châteauguay, Kahnawake, Léry, Mercier, Maple-Grove et St-Isidore.

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