| 1492 | Christophe Colomb découvre l'Amérique. |
| 1534-1542 | Jacques Cartier découvre le Canada et explore le Saint-Laurent. |
| 1541 | Troisième voyage de Jacques Cartier. L'explorateur reçoit alors pour mission de fonder une colonie. Il remonte jusqu'à Hochelaga (Montréal) mais ne peut aller plus loin à cause des rapides. Après un hiver passé au pays, Jacques Cartier décide de rentrer en France. |
| 1603 | Samuel de Champlain, engagé par le lieutenant-général de Chaste de la Nouvelle-France, prend possession de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse. Entre 1603 et 1608, il explore le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal et cartographie les lieux. |
| 1608 | Samuel De Champlain fonde Québec. |
| 1612 | Le 16 octobre, Samuel De Champlain devient lieutenant du vice-roi en Nouvelle-France. |
1620- 1760 Régime Français
| 1623 | Ouverture des premières seigneuries. Entre les années 1623 et 1663, 53 seigneuries seront ouvertes par les autorités. |
| 1627 | Mise sur pied par Armand de Richelieu de la Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cent-Associés, regroupement de cent marchands et aristocrates déterminés à développer (coloniser) la Nouvelle-France. Cette compagnie privée souhaite contribuer aux efforts de la colonisation; elle détient par ailleurs le monopole de la traite des fourrures. Elle reçoit pour mandat de faire venir 300 colons par année, et ce jusqu'en 1643. |
| 1639 | Jean-Jacques Olier est le futur fondateur des Sulpiciens, Paul Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance et Angélique de Bullion fondent la Société de Notre-Dame de Montréal. La compagnie des Cent-Associés concède l'Île de Montréal comme seigneurie à la société. |
| 1640 | Les Hollandais vendent des armes aux Iroquois, qui reprennent leurs raids et s'attaquent aux forts de Richelieu et de Montréal. Les guerres entre Hurons et Iroquois et les épidémies qui font des ravages chez les populations amérindiennes désorganisent le commerce de la fourrure. |
| 1641 | Première guerre franco-iroquoise: elle durera 25 ans. Arrivée à Québec du premier contingent destiné à Ville-Marie. Il comprend 54 personnes, dont 4 femmes. |
| 1643 | Un fort est érigé sur la Pointe-à-Callière, sous la direction
de Louis d'Ailleboust de Coulonges (v.1612-1660)
Le 9 juin, Les Iroquois livrent une guerre d'embuscades contre le poste de Montréal et causent la mort de cinq colons. Maisonneuve érige une énorme croix au sommet du Mont Royal pour remercier Dieu d'avoir sauvé le jeune établissement français d'une inondation. |
| 1642 | Le 27 février, Fondation officielle en France de la Société
de Notre-Dame, un organisme pieux actif depuis 1639, qui comprenait 35 hommes
et femmes et se consacrait à l'évangélisation des Algonquins. Cet organisme,
qui ne possédait aucune charte officielle, n'avait aucun statut juridique. Le 17 mai, Sous la direction de Paul de Chomedey de Maisonneuve, représentant de la Société de Notre-Dame, et de Jeanne Mance, 50 colons fondent le poste de Ville-Marie (Montréal )sur le site qui allait devenir la Pointe-à-Callière. Cette fondation répond à un objectif religieux, soit la conversion des Iroquois. Automne de la même année, Jeanne Mance fondation de l'hôpital Saint-Joseph, qui prendra plus tard le nom de Hôtel-Dieu. |
| 1644 | Paul de Chomedey de Maisonneuve concède à Jeanne Mance
une terre de 200 arpents qui a 4 arpents de front en bordure du fleuve Saint-Laurent
Le 13 février, Des lettres patentes concèdent l'île de Montréal à Jérôme Le Royer de La Dauversière et Pierre Chevrier de Fancamp, membres fondateurs de la Société de Notre-Dame, et leur confèrent le droit de nommer un gouverneur local, de construire des fortifications, d'établir un corps de ville ou une communauté, et de faire le libre échange des marchandises entre Montréal et Québec. La Communauté de la Nouvelle-France cède le monopole des fourrures à la Communauté des habitants et la traite est ouverte à tous. |
| 1645 | Construction de l'Hôpital Saint-Joseph,
futur Hôtel-Dieu
de Montréal, sur le terrain concédé à Jeanne Mance en 1644. Selon un accord
avec la Société de Notre-Dame, la Communauté des habitants opère un magasin
à Ville-Marie.
À l'automne, Louis d'Ailleboust de Coulonges occupe le poste de gouverneur de Montréal jusqu'au retour de Paul de Chomedey de Maisonneuve au cours de l'été 1647. |
| 1647 | Jeanne Mance renonce aux 200 arpents qui lui avaient été concédés en 1644, à l'exception de 7 ou 8 arpents qui entourent l'Hôpital Saint-Joseph. |
| 1648 | En janvier, Paul de Chomedey de Maisonneuve, gouverneur de
Montréal, réserve un espace de quelques dizaines d'arpents pour l'établissement
de la ville, terrain limité à l'est par la terre de l'Hôpital Saint-Joseph,
au sud, par le fleuve, et des côtés nord et ouest, par les premières concessions
de terre à titre de censive.
Le 4 janvier, Le premier acte notarié qui figure dans les archives judiciaires de Montréal et octroie à Pierre Gadois laboureur la premier terre. Le 2 mars, Louis d'Ailleboust de Coulonges occupe le poste de gouverneur de la Nouvelle-France jusqu'au 13 octobre 1651. Le 24 novembre, Barbe Meunier, fille Mathurin Meunier et de Françoise Fafard, est la première enfant née et baptisée le même jour à Montréal, mais elle décède le 3 décembre de la même année. |
| 1649 | Jean-Jacques Olier, fondateur de la Compagnie des Prêtres
de Saint-Sulpice, assume la direction de la Société de Notre-Dame jusqu'à
ce que celle-ci renonce aux titres de la seigneurie de Montréal au profit
du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris en mars 1663.
En mai, Louis d'Ailleboust de Coulonges crée au nom de la Compagnie des Cent-Associés une garnison personnelle de six soldats pour le gouverneur de Montréal. |
| 1651 | Le 2 octobre, Paul de Chomedey de Maisonneuve, gouverneur
de Montréal, concède un terrain à la Communauté des habitants, désormais
désigné comme la 'commune'; les seigneurs s'étaient réservé le droit d'y
reprendre le terrain nécessaire pour établir un marché ou un port, ou encore
pour des colons; en contrepartie, un nouveau terrain communal devait être
concédé ailleurs.
Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux (v.1624-1700) remplit les fonctions de gouverneur de Montréal jusqu'au retour de Paul de Chomedey de Maisonneuve en octobre 1653. Jean de Saint-Père (v.1618-1657) tient le rôle de syndic de la communauté. Les attaques des Iroquois obligent Jeanne Mance et de nombreux colons à se réfugier dans le fort jusqu'en 1653. |
| 1653 | L'Hôpital Saint-Joseph est agrandi.
Aucune peau de castor ne parvient à Montréal à cause des incursions iroquoises sur la rivière Outaouais. Le 22 septembre, Maisonneuve revient de France avec 100 soldats
engagés pour défendre Montréal contre les Iroquois. À bord du navire se
trouve Marguerite Bourgeoys, venue pour ouvrir une école. Elle écrit qu'à
Québec tout est si pauvre que cela fait pitié. À son arrivée à Montréal,
elle ne trouve pas d'enfants d'âge scolaire à cause de la forte mortalité
infantile. Elle fonde une école de filles et en
fait construire une autre pour les enfants des colons. Plus tard, on lui confia les
Filles du Roy, ces orphelines qui choisiront la Nouvelle-France pour y
trouver mari et aider au peuplement. En octobre, Arrivée de la Grande recrue qui compte 95 colons français. |
| 1654 | Des Outaouais viennent faire du commerce à Montréal pour la première fois. |
| 1655 | À l'automne, Raphaël-Lambert Closse (v.1618-1662) remplit les fonctions de gouverneur de Montréal jusqu'au retour de Paul de Chomedey de Maisonneuve en août 1657. |
| 1656 | Médard Chouart des Groseilliers escorte 50 canots depuis les pays d'En-Haut jusqu'à Montréal. |
| 1657 | Marguerite Bourgeois entreprend la construction de la chapelle
Notre-Dame de Bonsecours; seule la fondation est terminée avant 1673.
Arrivée des Sulpiciens à Montréal. La paroisse de Notre-Dame de Montréal est officiellement formée et des marguilliers sont élus. Août : Quatre Sulpiciens, sous la direction de Gabriel de Thubières de Levy de Queylus (1612-1677), arrivent et s'établissent à l'Hôpital Saint-Joseph. Le 21 novembre, Gabriel Thubières de Levy de Queylus nomme Gabriel Souart (v.1611-1691) premier curé résident, libérant ainsi les missionnaires jésuites qui desservaient l'établissement jusque là. Les Sulpiciens nomment Bénigne Basset dit Deslauriers (v.1639-1699) notaire seigneurial et greffier du tribunal. |
| 1658 | Paul de Chomedey de Maisonneuve concède à Marguerite Bourgeois
un demi-arpent de terre dans la commune, près de l'Hôpital Saint-Joseph,
pour qu'elle y fonde une école.
Marguerite Bourgeoys inaugure une école pour l'éducation des Françaises et des Amérindiennes et fonde la Congrégation de Notre-Dame. Paul Chomedey de Maisonneuve devient gouverneur de l'île de Montréal. |
| 1659 | Inauguration de la chapelle de l'Hôpital Saint-Joseph qui
servira aussi d'église paroissiale.
Un puits est creusé dans la cour de l'hôpital et servira aux habitants du voisinage. Un moulin à vent fortifié est construit sur le Coteau du fort. Jeanne Mance transfère l'administration de l'Hôpital Saint-Joseph aux Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, qui viennent d'arriver de La Flèche, en France. La construction du premier séminaire commence sur la rue Saint-Paul et se poursuit au moins jusqu'à l'automne 1661. Arrivée d'une nouvelle recrue de 91 colons français. Le 21 avril, Gabriel Souart dirige le séminaire jusqu'à ce que Gabriel Thubières de Levy de Queylus soit autorisé à retourner à Montréal en 1668. Les Sulpiciens nomment Charles- Joseph d'Ailleboust des Musseaux (v.1624-1700) juge seigneurial, mais sa nomination ne devient officielle qu'en 1666, après le règlement du conflit de juridiction qui oppose la justice seigneuriale et la justice royale; il demeure en fonction jusqu'en 1677. |
| 1660 | Dollard des Ormeaux et 16 de ses amis livrent combat contre
les Iroquois au pied des rapides du Long-Sault. Ils meurent au combat, mais
ils auront sauvé Montréal en incitant les Iroquois à renoncer à leur projet
de l'attaquer.
La population de l'Ile de Montréal est estimée à 407 habitants. Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers escortent 60 canots depuis les pays d'En-Haut jusqu'à Montréal. Le 18 juillet, Médéric Bourduceau de La Bouchardière est élu syndic de la communauté et conserve ce poste jusqu'à l'automne 1661. |
| 1661 | Louis XIV, alors âgé de 22 ans, exerce désormais le véritable
pouvoir en France. Il charge son ministre Jean-Baptiste Colbert de réorganiser
la Nouvelle-France.
Pierre Le Moyne d'Iberville nait à Ville-Marie, il deviendra le plus illustre des fils de la Nouvelle-France. |
| 1662 | Le 16 août,
Paul de Chomedey de Maisonneuve autorise l'établissement
d'une nouvelle église paroissiale sur un espace de 4 arpents en bordure
de la commune, à condition que le conseil paroissial rachètent les emplacements
qui y sont déjà concédés; le projet ne sera jamais réalisé.
22 septembre, Les marguilliers achètent environ 2 arpents en bordure de la commune à Robert Lecavalier pour y établir un nouveau cimetière paroissial. Zacharie Dupuis de Verdun (v.1609-1676) est nommé major de la ville, poste qu'il conserve jusqu'à sa mort en 1676. |
| 1663 | La population de l'île de Montréal est estimée à 596 habitants.
La Communauté des habitants accepte d'utiliser les profits de la traite des fourrures pour construire un hangar dans la commune où seraient hébergés les Amérindiens venus faire du commerce. Le 24 février, Le roi place la Nouvelle-France directement sous son autorité. Le 9 mars, La Société de Notre-Dame cède la seigneurie de Montréal au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Sur la recommandation de Mgr François de Laval, le roi nomme Augustin Saffray de Mésy (?-1665) gouverneur de la Nouvelle-France; celui-ci arrive à Québec le 15 septembre et occupe cette fonction jusqu'à sa mort en mai 1665. Le 18 octobre, La justice royale s'établit à Montréal; le Conseil souverain nomme Louis Artus de Sailly (v.1625-1668) juge, Charles Lemoine procureur fiscal et Bénigne Basset dit Deslauriers clerc; ils demeurent tous en fonction jusqu'au rétablissement de la justice seigneuriale en septembre 1666. Les Sulpiciens conservent un tribunal seigneurial, dont le juge est Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux. Le 23 octobre, Le gouverneur de la Nouvelle-France, Augustin Saffray de Mésy, nomme Paul de Chomedey de Maisonneuve, gouverneur de Montréal; les Sulpiciens contestent le droit de M. de Mésy de procéder à cette nomination. Le 21 décembre, Urbain Baudreau dit Graveline est élu syndic de la communauté et conserve ce poste jusqu'au 31 mai 1667. |
| 1664 | Le 2 mars, Sur ordre de Paul de Chomedey de Maisonneuve, la Communauté des habitants se réunit pour élire cinq 'juges de la police': Louis Prudhomme, Jacques Lemoine, Gabriel Celle dit Duclos, Jacques Picot dit Labrie et Jean Leduc. |
| 1665 | Charles Lemoine et Jacques LeBer font construire une boulangerie
dans la commune près du site de la foire des fourrures.
À l'automne, Paul de Chomedey de Maisonneuve retourne en France, mais conserve sa charge de gouverneur de Montréal jusqu'en 1669. Zacharie Dupuis de Verdun remplit la fonction de gouverneur de Montréal jusqu'à l'arrivée de François-Marie Perrot en 1670. Le 25 octobre, Le gouverneur de la Nouvelle-France Daniel Rémy de Courcelles émet une ordonnance sur l'hébergement des troupes. Arrivée du régiment Carignan-Sallières. |
| 1666 | Selon le recensement, la population de
Ville-Marie (Montréal) est de 624 habitants. La
Nouvelle-France en compte 3215. Année de mauvaise récolte. Le 31 mai, Mathurin Langevin dit Lacroix est élu syndic de la communauté et conserve ce poste jusqu'au 19 août 1668. Le 18 septembre, šÀ la demande des Sulpiciens, l'intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon, rétablit leur pleine justice seigneuriale. Le 1er novembre, Les Sulpiciens demandent et obtiennent l'autorisation de préparer un 'papier terrier' pour leur seigneurie de l'Île-de-Montréal. |
| 1667 | Le 5 janvier, Le Conseil souverain interdit le troc d'eau-de-
vie contre des fourrures.
Le 19 août, Gabriel Celle dit Duclos est élu syndic de la communauté et conserve ce poste jusqu'au 27 mars 1672. M. Gabriel Thubières de Levy de Queylus remplit la fonction de supérieur du séminaire jusqu'en 1671. |
| 1668 | Le 29 février, Le Conseil souverain réitère son interdiction de
troquer de l'eau-de-vie contre des fourrures.
Le 10 avril, Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux ordonne l'ouverture du 'chemin du grand costeau', qui mène de l'extrémité nord de la rue Saint-François-Xavier jusqu'à la mission située sur la montagne. Le 10 novembre, Le Conseil souverain autorise le troc d'eau-de-vie contre des fourrures. |
| 1669 | Le
12 mai, Les marguilliers choisissent le terrain de Jean de
Saint-Père sur la rue de l'Hôpital comme site de la nouvelle église paroissiale;
Bénigne Basset dit Deslauriers doit superviser les travaux. Marguerite Bourgeois
fait construire un nouveau couvent pour la Congrégation de Notre-Dame.
Le 26 juin, Le Conseil souverain interdit aux habitants de pénétrer dans les bois et d'y apporter de l'eau-de-vie aux Amérindiens. François-Marie Perrot (1644-1691), neveu de Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, est nommé gouverneur de Montréal. Il arrive à Montréal en 1670 et conserve son poste jusqu'en 1683; pendant cette période, sa participation à la traite des fourrures et son application arbitraire des règlements suscitent de nombreuses controverses. Louis XIV ordonne que tous les hommes valides de la Nouvelle-France âgés de 16 à 60 ans devront dorénavant faire leur service militaire obligatoire. Chaque paroisse aura dorénavant sa compagnie de miliciens. |
| 1671 | François Dollier de Casson occupe le poste de supérieur du
séminaire jusqu'à son retour en France, en 1674. Les Sulpiciens fondent
une mission dans leur domaine de la montagne.
Jeanne Mance réussit à obtenir de l'évêque de la Nouvelle-France, Mgr Laval la reconnaissance des hospitalières de Ville-Marie. Qui sont les seules moniales à Montréal jusqu'à l'arrivée des carmélites de Reims en 1875 |
| 1672 | Le 27 mars, Jean Gervaise est élu syndic de la communauté et
conserve ce poste jusqu'au 14 mai 1672.
Le 14 mai, Louis Chevalier est élu syndic de la communauté et conserve ce poste jusqu'à son implication dans l'affaire Fénelon; il est démis de ses fonctions par le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade de Frontenac. Le 21 mai, Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux, juge seigneurial, émet une ordonnance interdisant la vente de boissons alcooliques par les marchands forains afin de protéger le monopole de ce commerce accordé à 12 marchands résidents de Montréal. Le 6 juin, Les marguilliers établissent définitivement le site de la nouvelle église paroissiale sur la rue Notre-Dame et la construction commence, sous la direction de François Bailly. 3 juillet : La Communauté des habitants vend son hangar aux Sulpiciens pour contribuer au financement de la nouvelle église paroissiale. Les Sulpiciens planifient la construction d'un nouveau séminaire. En juillet, François Dollier de Casson, supérieur du séminaire, dresse le plan des rues de Ville-Marie. Le 27 septembre, Les voyages dans les pays d'En-Haut pour y faire du commerce avec les Amérindiens sont interdits à moins d'avoir été autorisés par le gouverneur de la Nouvelle-France.š Année de mauvaise récolte. |
| 1673 | Le 27 juin, À la demande de Louis Chevalier, procureur syndic des
habitants, Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France,
émet une ordonnance visant la perception annuelle d'un impôt de 50 livres
par habitant de l'Ile de Montréal pour le logement des soldats formant le
corps de garde du gouverneur de Montréal. Frontenac fonde le Fort Cataraqui
ou Frontenac sur le lac Ontario. Les Hollandais reprennent la colonie de
New York, mais la rendent aux Anglais en 1674.
Le 29 juin, Mgr de Laval autorise la poursuite de la construction de la chapelle Notre- Dame-de-Bonsecours. Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle- France, ordonne la construction d'une route vers Lachine. Année de mauvaise récolte. Le 3 décembre, La Communauté des habitants décide en assemblée qu'il est préférable de continuer à louer une maison servant de corps de garde pour les soldats du gouverneur de Montréal plutôt que de construire un corps de garde. |
| 1674 | Début de la démolition de l'ancienne maison seigneuriale
de la Pointe-à-Callière.
Le 10 février, Après l'arrestation de François-Marie Perrot, le gouverneur de la Nouvelle-France nomme Thomas de Lanouguère (1644-1678) gouverneur intérimaire de Montréal. Le 14 juin, Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, interdit aux marchands forains de faire du commerce avec les Amérindiens. Gabriel Souart remplit la fonction de supérieur du séminaire jusqu'en 1676. |
| 1675 | Le 22 avril, Le Conseil souverain interdit la traite des fourrures
à toutes les personnes qui ne tiennent pas 'feu et lieu'; le gouverneur
ne délivre des permis de chasse qu'à celles qui ont des habitations.
Le 20 octobre, La Communauté des habitants décide que 1) les marchands forains n'ont pas le droit de vendre des marchandises à Montréal; 2) les foires commerciales annuelles seront confinées au terrain communal exclusivement; 3) leur syndic sera rétabli ou remplacé; 4) les non-résidents de l'île n'ont pas le droit de vendre des boissons ni de participer à la foire commerciale annuelle. |
| 1676 | 16 avril, Décret royal tout commerce est
interdit dans les terres et aucune permission spéciale n'est accordée. Louis
de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, fait enquête sur
la manière dont les places ont été octroyées verbalement dans la commune
pendant la foire commerciale annuelle.
En mai, Le Conseil souverain adopte des règlements de police. Le 5 août, Par suite de règlements de la police adoptés en mai 1676, les Sulpiciens demandent et obtiennent l'autorisation de l'intendant d'ouvrir un marché sur le terrain communal faisant face à leur séminaire de la rue Saint-Paul; le nouveau marché, qui a une largeur de 100 pieds et qui va jusqu'à la rivière, est resté tel quel jusqu'à ce que le développement de la ville entraîne sa relocalisation dans la haute ville. Les Sulpiciens espéraient qu'un marché réglementé éliminerait la hausse vertigineuse des prix amorcée au printemps et à l'été, à l'arrivée des marchands de Québec, de Trois-Rivières et de la campagne. |
| 1677 | Louis Tronson, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice de
Paris, autorise la construction d'un nouveau séminaire à Montréal si celui-ci
s'avère nécessaire. Le Séminaire reçoit les lettres patentes reconnaissant
son statut.
Le 23 mars, Le gouverneur de la Nouvelle- France, Louis de Buade de Frontenac, interdit aux résidents d'organiser 'aucune assemblée, conventicule ni signatures communes' Le 1er mai, Jacques Bizard (1642-1692) est nommé major de Montréal par le roi, poste qu'il conserve jusqu'en 1692. Jean-Baptiste Migeon de Branssat (1636-1693) est nommé juge civil et criminel, poste qu'il conserve jusqu'en 1690. Le 25 octobre, L'intendant confirme le droit des Sulpiciens, à titre de seigneurs de l'Île-de-Montréal, d'octroyer des places dans la commune. |
| 1678 | Le 6 novembre, Marguerite Bourgeois cède la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours
à la paroisse Notre-Dame-de-Montréal.
François Dollier de Casson remplit la fonction de supérieur du séminaire, poste qu'il conserve jusqu'en 1701. |
| 1679 | Le 24 mai, Un édit royal interdit le transport d'eau-de-vie vers les villages amérindiens. |
| 1681 |
Selon le recensement, la population de l'Ile de Montréal
est de 1 389 habitants.
En mai, Des édits royaux accordent l'amnistie aux coureurs de bois et établissent un système de 25 congés par année pour le commerce dans les pays d'En-Haut; ce système donne rapidement lieu à des abus, car l'intendant augmente le nombre de congés et les marchands font plus d'un voyage. |
| 1682 | Tous les voisins du puits situé près du nouveau séminaire
sont obligés de participer à sa réparation.
Trente-six canots d'Outaouais et de Hurons arrivent à Montréal. Le roi autorise l'établissement d'un magasin du blé à Montréal. |
| 1683 | Inauguration de l'église Notre-Dame et un terrain, situé a
proximité, est réservé pour la fondation d'une petite école de paroisse.
Le 27 février, Les marguilliers vendent le cimetière qui joint la commune. Le 24 mars, Les marguilliers achètent de Jean Desroches un terrain situé en bordure du chemin de la montagne afin d'y établir un nouveau cimetière paroissial. |
| 1684 | Le couvent de la Congrégation de Notre-Dame est détruit par
les flammes.
Louis-Hector de Callière (1648-1703) est nommé gouverneur de Montréal, poste qu'il conserve jusqu'en 1699. La guerre avec les Iroquois continue jusqu'au traité de 1701. |
| 1685 | Le
6 octobre, Jacques-René de Brisay de Denonville, gouverneur
de la Nouvelle- France, ordonne que soient coupés tous les arbres et buissons
entre Ville- Marie et la mission de la montagne de manière à faire 'une
terre plaine découverte'.
En novembre, Le premier plan détaillé de Ville-Marie est dressé. Sous Louis-Hector de Callière, gouverneur de Montréal, des soldats entreprennent les préparatifs pour la construction d'une palissade autour de Ville-Marie. Le commerce est interdit dans les pays d'En-Haut; il n'est permis qu'à Montréal, Trois-Rivières et Québec. Cinq compagnies de soldats sont établies dans l'île de Montréal, dont deux à Ville-Marie. Un corps de garde est construit sur la rue Saint-Joseph 'tant pour la discipline des troupes que pour la sûreté et le maintient de la police parmi le peuple'. La rougeole et la fièvre pourpre tuent 500 colons français et 300 Amérindiens. |
| 1687 | Épidémie de rougeole dans toute la colonie. Et une épidémie de typhus tue environ 150 personnes à l'automne
1687.
Les Sulpiciens font construire un moulin sur la rivière des Prairies. Quarante canots d'Outaouais arrivent à Montréal. |
| 1688 | Le 15 juin, Jean Bochart de Champigny, intendant de la colonie,
émet une ordonnance pour réglementer les réserves militaires, la largeur
des rues, les méthodes de construction et la dimension des terrains.
Une poudrière, surmontée d'une plate-forme de canons, est construite |
| 1689 | Un corps de garde, surmonté d'une plate-forme de canons, est
construit. Année de mauvaise récolte. Tous les voyages dans les pays d'En-Haut sont
interdits sous peine de mort; 'nous sommes obligés de demeurer en corps
pour la défense du pays'.
Dans la nuit du 4 au 5 août, Les Iroquois déclenchent une attaque-surprise contre l'établissement de Lachine. Ils tuent 24 personnes et détruisent une cinquantaines de fermes. A la suite de cette attaque, 72 autres personnes sont portées disparues. |
| 1692 | Pour établir leur communauté, les Récollets font l'acquisition
de divers terrains qu'ils réunissent pour constituer leur enclos. Les Jésuites
font l'acquisition de la propriété de Jean-Vincent Philippe de Hautmesny
pour y établir leur communauté.
Le 9 juin, Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, ordonne l'ouverture des rues Saint-Sacrement et Saint-Jean. La récolte est mauvaise et le prix du blé est presque quatre fois plus élevé qu'au milieu des années 1680. |
| 1693 | Les autorités militaires érigent un fort sur le Coteau Saint-Louis.
En mars, Le roi rétablit la justice royale à Montréal. Charles Juchereau de Beaumarchais (1655-1703) est nommé juge civil et criminel, poste qu'il conserve jusqu'en 1700. Jacques- Alexis de Fleury de Deschambault est nommé procureur fiscal, poste qu'il conserve jusqu'en 1706. Le 15 avril, Les Sulpiciens cèdent le terrain de l'église Notre-Dame aux marguilliers de la fabrique. En juillet, Les Sulpiciens louent l'ancien séminaire à l'intendant, Jean Bochart de Champigny; l'intendance y demeure jusqu'au 18e siècle. |
| 1695 | L'Hôtel-Dieu de Montréal (autrefois l'Hôpital Saint-Joseph) est détruit par les flammes. Les boulangers de Montréal (Antoine Poudret, Jean Truillier dit Lacombe et Etienne Forestier dit Lafortune) demandent que leur corps de métier soit réglementé afin d'empêcher que d'autres achètent le blé et vendent le pain à des prix élevés. |
| 1697 | Les Sulpiciens préparent un nouveau papier-terrier de leur seigneurie de l'Île-de-Montréal. |
| 1699 | La palissade est prolongée vers l'est. Une épidémie de variole au printemps et à l'été tue plus de 100 personnes. Philippe de Rigaud de Vaudreuil (v.1643-1725) est nommé gouverneur de Montréal, poste qu'il conserve jusqu'en 1703. |
| 1700 | La population de l'île de Montréal est estimée à 2 969 habitants;
environ 2 100 personnes habitent dans les zones urbaine et rurale de la
paroisse Notre-Dame de Montréal.
Le 18 janvier, Une ordonnance du Conseil souverain interdit tout commerce avec les Amérindiens hors de Québec, Trois-Rivières et Montréal, et interdit la vente d'eau-de-vie aux Amérindiens à l'extérieur des villes. Jacques-Alexis de Fleury de Deschambault est nommé juge civil et criminel intérimaire, poste qui devient permanent en 1706 et qu'il conserve jusqu'en 1715. |
| 1701 | Les bouchers de Montréal (Nicolas Lecomte, Paul Bouchard,
Claude Robillard et Henri Catin) demandent une révision des prix de la viande.
Tous les permis de taverne sont révoqués à cause des ventes illicites d'eau-de-vie aux Amérindiens; de nouveaux certificats de moralité et de bonne conduite
sont exigés.
Le 5 juin, Jacques-Alexis de Fleury de Deschambault est nommé juge par commission royale pendant l'absence de Juchereau de Beaumarchais. Le 11 mai, Le Conseil supérieur nomme Pierre Raimbault procureur du roi. François Clairambault d'Aigremont (1659- 1728) est nommé commissaire de la Marine, poste qu'il conserve jusqu'en 1702, année où cette fonction devient vénale. Le 4 août, Signature de la paix de Montréal avec les Cinq Nations iroquoises, le traité de Montréal met fin aux hostilités avec les Iroquois. Ce traité permet maintenant de développer de nouvelles paroisses et villages sur l'Île de Montréal. L'ex gouverneur Louis-Hector De Callière accueille 1300 ambassadeurs amérindiens lors d'une grande festivités qui à lieu à la mission iroquoise du Sault-Saint-Louis (aujourd'hui Kahnawaké). |
| 1702 | À la demande des Sulpiciens, le gouverneur et l'intendant
de la Nouvelle-France confirment l'ouverture de la rue de l'Hôpital.
Épidémie de petite vérole débutant en novembre à Québec. Elle s'étend rapidement à toute la colonie et fait de deux à trois milles morts incluant les amérindiens. L'épidémie fait de 200 à 300 morts dans la ville de Québec. |
| 1703 | Une épidémie de variole pendant l'hiver et le printemps tue plus de 250 personnes dans l'île de Montréal. |
| 1704 | Jacques Levasseur de Néré, ingénieur du roi, dresse le plan
de Montréal, qui montre les changements proposés à la palissade ainsi que
des détails sur les terrains et les bâtiments.
Claude de Ramezay (1659-1724) est nommé gouverneur de Montréal, poste qu'il conserve jusqu'à sa mort. |
| 1705 | C'est dans une ordonnance de l'an 1705, de l'intendant Jacques Raudot que l'on trouve pour la première fois l'expression «Ville de Montréal ». Par la suite, l'expression fut adoptée officiellement de sorte que l'on peut faire remonter au XVIIIe siècle l'usage du nom de Montréal au lieu de Ville-Marie. |
| 1710 | Épidémie de fièvres malignes, appelées maladie de Siam, dans toute la colonie. |
| 1716 | La population de la Nouvelle-France procède à des travaux de fortification de Montréal et Québec. |
| 1717 | Épidémies de fièvres malignes dans toute la colonie jusqu'en 1718. |
| 1729 | La picote ravage le Canada |
| 1734 | Épidémie de variole dans toute la
colonie. Un terrible
incendie
détruit 46 maisons et une vieille église à Montréal.
Une esclave
noire du nom de Marie Joseph Angélique est trouvée coupable
d'être à l'origine de l'incendie et est pendue. Suite à
ce désastre, l'intendant Bégon ordonne que les maisons
devront dorénavant être construites en pierres. |
| 1735 | Grave maladie contagieuse à Montréal
apportée par les vaisseaux du roi.
Inauguration sur la rive nord, entre Québec et Montréal, du Chemin du Roy qui comprend 13 ponts. Cette inauguration survient au terme de travaux effectués en 4 ans. Désormais, il est possible de se rendre d'une ville à l'autre à cheval en 4 jours. |
| 1737 | Nouvelle famine les habitant réduit à manger
des patates et des bourgeons d'arbres, et autres choses qui leurs tombent
sous la mains.
Marguerite d'Youville née Marie Marguerite Dufrost de Lajammerais, fonde la Congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal, appeler « Les Sœurs Grises ». La congrégation se dédie aux pauvres et démunis. |
| 1743 | Épidémie de typhus dans toute la colonie, jusqu'en 1745. |
| 1747 | Marguerite d'Youville, devient directrice de l'Hôpital Général de Montréal. |
| 1748 | On retrouve des esclaves dans toutes les régions du Canada français et jusque dans les campagnes les plus reculées. La région de Montréal domine avec 2077 esclaves, suivie de Québec avec 1059 et Trois-Rivières, 114. |
| 1749 | Épidémie de fièvre et décès nombreux. |
| 1750 | Épidémie de typhus dans toute la colonie. |
| 1753 | La population de la Nouvelle-France est d'environ 55 000
habitants.
Louis XV, approuve et reconnaît officiellement les Soeurs Grises. |
| 1756 | Épidémie de typhus dans toute la colonie jusqu'en 1759. |
1760- 1867 Régime Anglais
| 1760 | 8 septembre, Montréal capitule. Encerclés par une armée qui
les surpasse en nombre, le gouverneur Vaudreuil et ses troupes rendent les
armes. Les Anglais refusent aux troupes françaises
les honneurs de la guerre. Lévis brûle
ses drapeaux et brise son épée plutôt que de la rendre.
C'est la fin de la Nouvelle-France et le Canada devient possession anglaise. |
| 1763 |
Signature du traité de Paris qui cède toute l'Amérique du Nord française à l'Angleterre, à l'exception des Îles de Saint-Pierre et Miquelon. Le serment du Test, qui implique un reniement du pape et du culte de la Vierge, devient obligatoire pour entrer dans la fonction publique, garantissant ainsi l'exclusion des francophones catholiques du gouvernement. La livre sterling devient la devise monétaire officielle. Et
le territoire est considérablement réduit. |
| 1765 | Épidémie de nature inconnue qui fait monter le taux de
mortalité dans la colonie.
Le 18 mai, un terrible incendie ravage la ville de Montréal. Plus d'une centaine de maisons sont détruites lors de l'incendie. 215 familles subissent des pertes financières. Les rues Saint-François (54 familles) et Saint-Paul (84 familles) furent durement éprouvées par l'élément destructeur. Le Conseil Législatif de Québec nomme deux conseillers pour enquêter sur les causes de l'incendie. Tous les sinistrés doivent fournir un état sommaire de leurs pertes. |
| 1767 |
Les Sulpiciens ouvrent le futur Collège de Montréal, les Ursulines
de Québec reprennent leur enseignement. |
| 1774 | Acte de Québec |
| 1775 |
A la fin de l'été , le général américain Montgomery prend Montréal. Le 31 décembre, une attaque contre Québec menée par les généraux Montgomery et Arnold échoue. Montgomery est tué, Arnold blessé. Le siège de la ville se poursuit jusqu'au printemps 1776. Après la signature du
Québec Act, des Anglais choqués vandalisent
le buste de George III qui avait été installé sur la Place d'Arme à Montréal. Ils y inscrivent
en anglais sur la base «Voici
le pape du Canada et l'idiot d'Angleterre ».
Ceci démontre bien le mécontentement des marchands anglais
établis ici. Les « Bastonnais », nom que les Canadiens donnaient aux rebelles américains, tentent alors de conquérir le Québec par les armes. En septembre, ils assiègent le fort Saint-Jean et sont victorieux sur l'armée britannique. Le 12 septembre, Montréal capitule et devient une ville américaine. Les nouveaux occupants établissent leur quartier général au château Ramezay. Les Anglais quant à eux, fuient vers Québec qui est assiégée à son tour. C'est dans la nuit du 30 au 31 décembre que les célèbres généraux Montgommery et Arnold tentent un assaut contre la basse ville qui s'avère infructueux et Montgomery y trouve même la mort. C'est la fin pour les Américains qui devront évacuer le territoire en juin. |
| 1776 | Le sort en est jeté, le Canada sera britannique |
| 1778 | Publication du premier journal uniquement français: La Gazette littéraire de Montréal. |
| 1791 | Acte constitutionnel et création du Haut et du Bas Canada |
| 1794 | Loi de judicature, Le Bas-Canada est divisé en 3 districts: Montréal, Trois-Rivières, Québec. On institue une Cour du Banc du Roi dans les districts de Montréal et Québec et on nomme un juge provincial dans le district des Trois-Rivières. |
| 1800 |
Des Canadiens sont engagés par la Norhwest Company pour
transporter fourrures et passagers entre Montréal et les postes de traite
de l'Ouest. Ils seront désormais connus sous le nom de "Voyageurs".
Les unions parfois temporaires et parfois permanentes entre ces courageux
voyageurs et les Amérindiennes de l'Ouest donnera naissance à un
nouveau peuple, les Métis. Le français devient la langue
de l'Ouest. Plusieurs de ces Métis francophones s'établiront
dans l'actuel Manitoba, près de la rivière Rouge, et
deviendront chasseurs de bisons. |
| 1801 | La population de Montréal est d'environ 9000 habitants. |
| 1803 | On construit le premier moulin de pâtes et papiers de la
région de Montréal
Dans le cadre de la guerre opposant les Américains à
l'Angleterre, les États-Unis attaquent le Bas-Canada! Leur marche
vers Montréal est arrêtée à Châteuguay par
les Voltigeurs canadiens.Le corps de volontaires est
victorieux malgré qu'il soit en nombres inférieurs. |
| 1817 | C'est en novembre, que la première banque établie au Canada, la Banque de Montréal (Bank of Montreal),ouvre ses guichets. Sa charte contient une disposition assez spéciale: «Avis à ceux de ses employés qui pourraient être trouvés coupables de recel, de détournement ou de vol, seraient condamnés à mort pour félonie.» L'institution n'était pas autorisée à faire des transactions immobilières ni à prêter contre hypothèque. Elle a occupé tout d'abord un terrain rue Saint-Paul, puis Saint-Jacques. Aujourd'hui elle domine la place d'Armes. |
| 1822 | Le Parlement de Londres dépose un projet de loi préconisant l'union des législatures du Haut-Canada et du Bas-canada. Ce projet propose une parité de représentation (60 députés pour chaque Canada). Il indique également qu'au Bas-Canada, 20 députés devront être élus par des anglophones. De plus, d'après le projet, l'anglais deviendrait la seule langue officielle. Tout membre de l'Assemblée devrait enfin posséder une propriété foncière d'au moins 500 livres sterling. A la suite de l'opposition des Canadiens, menée par Louis-Joseph Papineau et son second, John Neilson, qui parviennent à obtenir 60 000 signatures au bas d'une pétition dénonçant le projet d'union, le gouvernement de Londres décide finalement de reculer et retire son projet en 1823. |
| 1823 | Le 10 mai Louis Joseph Papineau et John Neilson s'étaient rendus à Londres présenter un mémoire contre le projet d'Union du Haut et du Bas-Canada. |
| 1824 | Construction du canal Lachine.
À Montréal, débute la construction de la basilique Notre-Dame
Une loi encourageant l'ouverture d'écoles de paroisse marque le début
d'un système scolaire confessionnel. |
| 1825 |
L'ouverture du
canal
Lachine permet
enfin aux bateaux de naviguer vers l'ouest sans avoir à faire face aux
rapides.
Montréal compte maintenant
31 516 habitants et Québec 22 101, comparativement à 1677 pour
Toronto. |
| 1827 | La population du Bas-Canada est d'environ 479 300 habitants.
La population de Montréal est d'environ 22 540 habitants; 54 % sont d'origine canadienne-française, 41 % britannique, 3 % américaine et 1.5 % d'origine variée |
| 1829 | Fondation de l'Université McGill. |
| 1831-1865 | Pendant cette période, la population de Montréal sera majoritairement anglophone |
| 1832 | Au terme d'une élection partielle se déroulant dans la ville
de Montréal, une émeute entraîne la mort de trois Canadiens.
En juin, qu'une épidémie de choléra décime plus de 10 % de la population de Montréal. Le
gouvernement anglais encourage l'immigration massive, dans l'espoir de
mettre les Canadiens en minorité, jusqu'en 1834. Ces immigrants, essentiellement des
Irlandais fuyant la misère, sont à la recherche d'un avenir
meilleur. Contrairement aux immigrants Anglais ou Écossais, ils sont
pauvres et immigrent dans des conditions déplorables et apportent avec
eux
le choléra,
une longue épidémie
qui fera 10 000 morts dans sa première année. |
| 1834 | Vote des 92 résolution.
L'esclavage est aboli dans toutes les colonies britanniques. le 17 mars, les Irlandais fondaient la St.Patrick's Society, à Montréal. |
| 1837 |
6 mars, Lord Russel, ministre britannique des Colonies dépose
10 résolutions par lesquelles il rejette en bloc les 92 résolutions. Il
autorise par ces résolutions le gouverneur du Bas-Canada à dépenses sans
le vote de l'assemblée.
6 novembre, affrontement entre les membres du Doric Club et ceux des Fils de la liberté, deux associations révolutionnaires respectivement anglophone et francophone, sur la rue Saint-Jacques à Montréal. Les membres du Doric Club saccagent les presses du journal Vindicator, propriété d'un allié de Papineau, et menacent la propriété de celui-ci. A la suite de cet affrontement, le gouvernement décide de réagir: il appelle des renforts du Haut-Canada et des Maritimes et ordonne l'arrestation de 26 chefs patriotes. 5 décembre, proclamation de la loi martiale dans le district de Montréal. |
| 1838 | 3 novembre, Soulèvement populaire dans les paroisses du Bas-Canada,
dans le sud de Montréal et dans la Vallée du Richelieu. Les «frères chasseurs»,
mouvement clandestin qui poursuit la lutte des Patriotes, se mobilisent
dans différents points de la Montérégie (Beauharnois,
Sainte-Martine, Saint-Mathias).
4 novembre, Nouvelle proclamation de la loi martiale. |
| 1840 | Acte d'Union des Canadas |
| 1840-1850 | La crise économique fait fuir 40 000 Canadiens français vers les États-Unis |
| 1841 | Loi de l'instruction
publique, début d'un véritable réseau
d'enseignement public, création des commissions scolaires, en 1842, le
taux de fréquentation des écoles n'est que de 4,4% |
| 1844 | Montréal devient Capitale du Canada |
| 1847 | Épidémie de typhus chez les immigrants et de typhoïde à
Montréal.
Lorsque les Irlandais atteints du typhus débarquent sur nos rives, les premières à se pencher sur les malades sont les Sœurs Grise. La moitié d'entre elle seront atteintes, sept y succomberont. Et quand le choléra se déclare, deux ans plus tard ce sont encore elle qui se présentent. |
| 1848 | Alexander Abraham De Sola, descendant d'une famille judéo-portugaise, est engagé comme professeur à l'Université McGill, à Montréal. C'est la première fois en Amérique qu'un ministre de la religion juive obtient un tel poste. C'est le même homme qui fonda à Montréal la première école juive |
| 1849 |
La chambre vote le Rébellion Losses Bill, qui vise à compenser les
personnes ayant souffert des dommages à leur propriété
pendant la rébellion de 1837-1838. Des Tories anglais, opposés
à cette loi ainsi qu'au principe du gouvernement responsable, mettent le
feu au Parlement de Montréal lors d'une émeute. Retrait du droit de vote aux femmes. |
| 1850-1940 | Le Grand Exode, environ 900 000 Canadiens français quittent le Bas-Canada pour les États-Unis |
| 1851 | Création d’une monnaie canadienne.
La Grande-Bretagne remet au Canada le contrôle de ses postes.
Montréal
compte maintenant 57 715 habitants et Québec 42 052,
comparativement à 30 775 pour Toronto.
|
| 1853 | La population de Montréal est d'environ 57 700 habitants |
| 1854 | Suppression de la tenure seigneuriale au Bas-Canada.
Épidémie de choléra et typhus. |
| 1858 | On distribue les premières pièces de monnaie canadienne |
| 1860 | Le Prince de Gales visite Montréal et inaugure le pont
Victoria, le
premier qui relie Montréal à sa Rive Sud. Giuseppe Garibaldi lutte pour l'unification de l'Italie. Le Vatican craint son action. Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, lance un appel à la jeunesse pour aller le combattre et se porter au secours de Pie IX. |
| 1861 | Population de Montréal: 118 000 habitants
Pendant
la guerre civile américaine jusqu'en 1865, les confédérés
s'installent à Montréal.
Plusieurs Canadiens craignaient que pour se venger, les États-Unis
attaquent le Canada britannique. À la même époque, un groupe
de nationalistes irlandais nommés les «Fenians»,
groupe qui comptait beaucoup de supporters chez les Américains d'origine
irlandaise, caressait le projet de s'emparer du Canada pour ensuite l'échanger
contre l'indépendance de l'Irlande. La «menace américaine»
se faisait de plus en plus présente et on commença à parler
d'une union possible des colonies britanniques dans le but d'y résister. |
| 1862 | Les vergers de Montréal, jadis nombreux, ont pratiquement disparu |
1867... La Confédération
| 1867 | 28 mars, La reine Victoria donne la sanction royale et décrète que l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique prendra force de loi dès le 1er juillet 1867. (Confédération Canadienne) |
| 1868 |
Le député de Montréal-Ouest, Thomas
D'Arcy McGee,
prononce en Chambre un vibrant plaidoyer en faveur de la nouvelle constitution.
Le soir même, alors qu'il rentre chez lui, un Fenian irlandais, Patrick
Whelan,
l'assassine à coups de revolver! Le 18 février, 137 hommes se réunissent à Montréal et s'apprêtent à partir pour l'Italie. Ce sont les zouaves pontificaux. Au total, Mgr Bouget réussira à recruter 507 volontaires, répartis en 7 contingents. Gustave-Adolphe Drolet, un avocat montréalais, fut le premier à s'enrôler, après la bataille de Mentana, en Italie, en 1857, la rue Drolet, à Montréal, porte son nom. La rue Mentana est une autre rue de Montréal qui rapelle ces événements |
| 1869 | Excommunication des membres de l'Institut canadien de Montréal. |
| 1871 | Montréal compte maintenant 107 225 habitants et Québec 59 699, en comparativement à 56 092 pour Toronto. |
| 1873 | Périodes de crise économique jusqua 1885. |
| 1879 | Trois étudiants de l'université McGill de Montréal rédigent les premiers règlements du hockey. |
| 1884 | Le journal La Presse est né le 20 octobre. Après avoir passé
par plusieurs mains, en 1894, Treflé Berthiaume devient propriétaire de
La Presse pour la somme de 30 000$, . En 1904, il vend à un consortium anglophone
pour 700 000$. Regrettant son geste il met deux ans avant de pouvoir récupérer
le journal. Sous sa gouverne, La Presse connait un succès phénoménal qui
en fera, pendant plusieurs années, le journal canadien au plus fort tirage à
sa mort, en 1915, le tirage de La Presse atteignait 140 000 copies |
| 1885 |
Montréal est au bord de la guerre ethnique. MacDonald jette de l'huile sur le feu en déclarant: «Même si tous les chiens du Québec aboient, Riel sera pendu!» Au Québec, on porte les brassards noirs marquant la perte du «frère disparu». Un grand rassemblent sur le Champ de Mars, dénonce l'exécution de Louis Riel. Environs 6000 personnes succombent à la variole, dont 3100 à Montréal. |
| 1886 | Après Montréal, qui a été à l'électricité en 1886, c'est Trois-Rivières qui, en 1890, s'habille de la même façon. La région du Saint-Laurent allait devenir le centre le plus important de l'industrie hydroélectrique du Québec. Au début, c'est une génératrice à vapeur qui produit le courant. Un peu plus tard, en 1893, la région se dote d'une centrale à Saint-Narcisse, sur la Batiscan. C'est une ligne de transmission, la première à haute tension de l'Empire britannique, qui alimente Trois-Rivières. |
| 1888 | Nomination du curé Labelle au poste de
sous-ministre de la Colonisation.
Le 10 avril, une requête signée par des citoyens de Montréal demande aux autorités de la ville un emplacement sur la montagne consacré à l'érection d'une statue à la Vierge. Selon la maquette préparée par le sculpteur Philippe Hébert, la statue devait avoir une hauteur de 200 pieds et être coulée en bronze. De nombreux dignitaires signèrent la requête, dont Mgr Fabre, premier archevêque de Montréal, J.J. Curson, B. A. T. De Montigny, O. David et Patrick Reid. Le projet échoua |
| 1891 |
Montréal compte maintenant 182 695 habitants et Québec 63
090, à comparativement à 144 023 pour Toronto.
|
| 1892 |
Pour la première fois, les Montréalais peuvent se déplacer
en tramway électrique. |
| 1899 |
Montréal est l'hôte du Championnat International de cyclisme.
|
| 1900 | En
février, à Montréal, une émeute éclate
et
oppose les étudiants de l'université McGill, qui célèbrent
la victoire britannique dans la guerre des Boers, aux étudiants
francophones, qui protestent contre l'engagement du Canada dans les guerres impériales
de la Grande-Bretagne. |
| 1901 | Recensement, |
| 1904 | Le policier montréalais Étienne Desmarteaux est le premier champion olympique québécois et canadien. Il obtient la médaille d'or de lancer du marteau aux olympiques de Saint-Louis. |
| 1907 |
Les trottoirs de bois ont disparu de Montréal.
Ces trottoirs se trouvaient sur le côté nord de la rue
Mont-Royal, à l'est de la rue de La Roche.
|
| 1909 | Premier vol d'avion au-dessus de Montréal |
| 1910 | À l'Université de
Montréal, pour la première fois une femme obtient un baccalauréat
en arts d'une université de langue française.
|
| 1911 | Recensement |
| 1912 | L'université McGill engage la première femme au pays à occuper le poste de professeur. Il s'agit de la botaniste Carrie Derrick |
| 1914 | Début Première Guerre mondiale (1914-1918).
Robert Macaulay, président de la société d'assurance Sun Life, pose la pierre angulaire du siège social de la compagnie à Montréal. Avec ses 26 étages, l'édifice sera, pendant des décennies, le plus haut de tout l'empire britannique. La compagnie déménagera son siège social à Toronto en 1979 pour intimider les souverainistes québécois. |
| 1915 | |
| 1917 | C'est
la conscription, les militaires ouvrent le feu sur des
manifestants en colère. Le départ des hommes pour l'Europe entraîne
l'arrivée des femmes sur le marché du travail. Celles-ci
coupent leurs cheveux et leurs robes, se débarrassent de leurs corsets. Ce
sont les débuts du féminisme. |
| 1918 | Fin de la première Guerre Mondiale (1914-1918)
En septembre, Épidémie mondiale de grippe espagnole. Des cas sont signalés à la Grosse-Île sur un navire qui arrive de l'Inde. L'épidémie se déclare d'abord à Victoriaville, puis se répand rapidement. La maladie frappe en tout près de 530 000 personnes et en tue de 8000 à 14 000, selon les auteurs. L'épidémie sévit sur la majeure partie de la planète On fonde au Québec la première station de radio au monde; X.W.A. Quatre ans plus tard, c'est au tour de CKAC, première station francophone sur Terre, sous l'égide de Douglas Fairbanks et Jacques N. Cartier
Le tunnel du Canadien national, sous le mont
Royal, fut inauguré en octobre 1918 et a coûté cinq
millions de dollars. Il était
le tunnel le plus long au Canada, après celui du Canadiens
Pacifique, dans les Rocheuses.
|
| 1919 | Les premiers autobus entrent en fonction à Montréal. |
| 1920 | L'Université
de Montréal
ouvre ses portes
La pensée nationaliste canadienne-française
du chanoine et historien Lionel
Groulx nourrit
les nouvelles élites des collèges classiques. On dénonce l'absence
de monnaie bilingue, l'absence du français à Ottawa et
le visage anglais de Montréal. Groulx déclare «Notre
état français, nous l'aurons! À l'intérieur de la
confédération si possible, à l'extérieur s'il le
faut.» |
| 1921 | Loi de l'assistance publique.
Le KKK (Klu Klux Klan), une organisation de fanatiques protestants anti-noirs, anti-juifs, anticatholiques et anti-francophones) est implanté à Montréal. On soupçonne certains de ses militants d'être à l'origine de plusieurs incendies criminels, notamment à la sainte cathédrale de Québec et à la maison de retraite des Sulpiciens d'Oka, entraînant des dommages estimés à 100 000$, ainsi que la destruction d'archives de la Nouvelle-France |
| 1922 | Service d'hygiène publique |
| 1926 | La pasteurisation du lait est finalement appliquée, ce qui entraîne finalement une baisse des taux de mortalité infantile |
| 1927 |
Montréal est la scène de l'une des pires catastrophes de son
histoire. Un incendie mineur éclate au cinéma Laurier Palace
durant une séance de l'après-midi et 78 enfants périssent
la panique qui s'ensuit. |
| 1929 | Krach économique.
La
grande crise, le Québec connaît
le plus haut taux de chômage du
Canada. On tente tant bien que mal de venir en aide aux miséreux. En ces
temps difficiles, on assiste à la naissance d'un embryon de parti nazi
en Ontario et au Québec. Heureusement, celui-ci ne prendra pas d'ampleur
mais suscitera quand même de l'inquiétude chez les travailleurs
juifs. L'université McGill donnera dans l'antisémitisme en refusant
d'accepter des étudiants juifs de l'extérieur de Montréal,
dans le but de limiter leurs nombres. |
| 1930 | La Bolduc, Mary Travers de son nom de fille, devient célèbre avec la grande dépression économique. «Ça va v'nir, ça va v'nir, mais décourageons-nous pas» est son message d'espoir au peuple démuni. Sa musique séduit tout le monde et bientôt elle enregistre pas moins d'un nouveau disque à chaque mois. Elle décrit avec génie et humour les événements de l'époque: les nouveaux ballons dirigeables, les quintuplés Dionne, le rapt du fils Lindberg, Hitler et la guerre, etc. Ses chansons dénoncent la pauvreté et le chômage et revendiquent plus de liberté pour les femmes. Premier auteur-compositeur-interprète de haute stature au Québec, La Bolduc demeure encore aujourd'hui une artiste unique et incomparable |
| 1931 |
Le Québec est de plus en plus urbain. Environ 60% de sa population
habite maintenant la ville. Ce phénomène est dû à un
très haut taux de natalité et à une surpopulation des
fermes. Bien que les quartiers riches bénéficient de la plupart
des services modernes comme l'eau courante, l'électricité et le téléphone,
les quartiers ouvriers populaires (majoritairement francophones) ont la vie dure
et les taux de mortalité infantile y sont affreusement hauts. Au
tournant du siècle, un enfant montréalais sur quatre meurt
avant l'âge d'un an. Cela fait de Montréal la deuxième
ville la plus malsaine du monde après Calcutta! Des milliers
d'enfants de 14 à 16 ans sont exploités dans les usines comme la
«Dominion Textiles» où ils reçoivent 10$
pour 55 heures de travail hebdomadaire. |
| 1934 | La Société des concerts symphoniques de Montréal, qui prit en 1954 le nom d'Orchestre symphonique de Montréal, fut fondée en 1934 par Henri Letondal, Jean Lallemand et Mme Athanase David. La Société des concerts avait été crée, comme Lallemand l'a dit lui-même, par «nationalisme», en réaction contre le refus du Montreal Orchestra, «l'orchestre Clark» comme on l'appelait, d'accueillir les chefs d'orchestre, compositeurs et solistes canadiens-français |
| 1935 |
Le docteur Wilder
Penfield fonde
l'Institut neurologique de Montréal. À la recherche d'un
remède contre l'épilepsie, ses recherches sur le cerveau humain
allèrent plus loin que tout ce qui avait été fait à
l'époque et permirent de révéler les fonctions spécifiques
des diverses régions du cerveau jusqu'alors inexplorées.
Le monument de Jean Chabot, en face de
l'ancien forum de Montréal rue Sainte-Catherine, a été
offert par la colonie italienne du Canada à la ville de
Montréal et fut érigé le 25 mai 1935. Jean Cabot,
de son vrai nom Giovanni Caboto, est un explorateur italien au service
de l'Angleterre qui le 24 juin 1497, a atteint l'extrémité
ouest de l'île du Cap-Breton; il a pris possession de la région
au nom du roi d'Angleterre.
|
| 1936 | Adoption de la monnaie bilingue au Canada |
| 1937 |
Le décès du
frère
André, réputé
comme ayant des talents de guérisseur, attire un million de personnes
à l'Oratoire Saint-Joseph. Des trains spéciaux sont mis sur
pied aux États-Unis pour amener les pèlerins à Montréal.
Le 17 juin, le docteur Norman
Bethune,
chirurgien de Montréal et l'un des premiers à préconiser un
régime public d'assurance maladie, est accueilli en héros à
son retour d'Espagne où il dirigeait le corps médical de l'armée
républicaine durant la guerre civile. Il a révolutionné la
médecine de guerre en pratiquant des interventions chirurgicales à
quelques mètres du front et en créant la première unité
mobile de transfusion de sang. Bethune repart bientôt pour se joindre
à la résistance chinoise contre l'envahisseur japonais. Il
succombe d'une septicémie en Chine en 1939. |
| 1938 |
Le docteur Armand
Frappier
fonde l'institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal (qui
sera rebaptisée en son honneur en 1975). En 1945, il fonde la première
école d'hygiène de langue française au monde. Il est connu
pour ses travaux de recherche sur la résistance aux infections et
à la maladie. |
| 1939 | 3 septembre, Début de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) |
| 1940 | Droit de vote aux femmes
grâce au combat de Thérèse
Casgrain, Idola Saint-Jean
et des suffragettes, les Québécoises ont dorénavant
le droit de vote. Vaut mieux tard que jamais! Le Premier ministre libéral
Adélard
Godbout réussit
à taire l'opposition des évêques en menaçant de démissionner,
il aurait alors été remplacé par l'anticlérical
T.-D.
Bouchard.
Le jardin botanique de Montréal ouvre ses portes, le rêve du
brillant botaniste québécois, le frère Marie Victorin.
C'est la seconde guerre mondiale et le Premier ministre canadien Mackenzie-King, malgré sa promesse au Québec, adopte une mesure qui force tous les citoyens à s'enregistrer. Le maire de Montréal, Camilien Houde, voit cette mesure comme un premier pas vers la conscription avec raison, la dénonce publiquement et encourage les citoyens à ne pas la respecter. Il est jeté en prison et y demeurera quatre ans, sans procès. Il faut comprendre que les gens de l'époque ne s'opposaient pas à la participation du Canada à la guerre, et les soldats Canadiens-Français étaient traités en véritables héros. Les gens s'opposaient à la conscription elle-même, cette loi qui les force à aller se battre outre-mer au nom de la couronne britannique. |
| 1943 | C'est le début le l'instruction obligatoire pour les enfants de six à quatorze ans. |
| 1944 | Maurice Duplessis, premier ministre du Québec. |
| 1945 |
Fin de la Deuxième Guerre Mondiale. (1939-1945) Après la guerre, c'est une grande vague d'immigration au Québec. Ces gens viennent principalement d'Europe, ce sont des Italiens, des Juifs, etc. |
| 1948 | Adoption du drapeau du Québec.
Le peintre Paul-Émile Borduas et ses amis signent le Refus global qui dénonce le conformisme artistique et moral au Québec et la corruption de l'Église catholique. Quatre cents exemplaires du manifeste sont distribués. Par représailles, Borduas est renvoyé de son poste de professeur à l'École du meuble de Montréal |
| 1953 | Bertrabd, alias Tuxedo Kid, surnommé ainsi par les journalistes à cause de la tenue de cérémonie qu'il portait pendant son procès, fut pendu à la prison de Bordeaux, à Montréal en 1953. À un procès précédent, il avait été déclaré innocent du meurtre de sa première femme. Il comparaît de nouveau, accusé d'avoir tué la deuxième. Le juge qui préside le procès meurt sur le banc, pendant qu'il parle aux jurés |
| 1954 | Création d'un impôt provincial du Québec.
Jean Drapeau
est élu une première fois à la mairie de Montréal
contre Camilien Houde. Le jeune avocat a acquis une certaine notoriété
à titre de procureur d'une enquête publique qui a fait la lumière
sur la corruption du régime de Houde. L'enquête, déclenchée
par le congédiement du procureur de la police municipale, Pacifique
Plante, a
duré quatre ans. La Société des concerts symphoniques de Montréal, qui prit en 1954 le nom d'Orchestre symphonique de Montréal, fut fondée en 1934 par Henri Letondal, Jean Lallemand et Mme Athanase David. La Société des concerts avait été crée, comme Lallemand l'a dit lui-même, par «nationalisme», en réaction contre le refus du Montréal Orchestra, «l'orchestre Clark» comme on l'appelait, d'accueillir les chefs d'orchestre, compositeurs et solistes canadiens-français |
| 1955 | Maurice
(Le Rocket) Richard,
joueur-vedette de l'équipe de hockey les Canadiens de Montréal est
suspendu. Enragés qu'on ait ainsi traité ce véritable héros
national, les spectateurs bombardent le président le la LNH de
projectiles pendant la partie Canadiens-Red Wings. Une bombe lacrymogène
explose et une véritable émeute éclate au Forum de
Montréal. |
| 1959 |
Montréal compte deux millions d'habitants. La population a doublé
en moins de 20 ans!! |
| 1960 | Début de la Révolution tranquille
avec Jean Lesage.
Des immigrants venus du Viêt-Nam et fuyant leur pays ravagé par la guerre, viennent s'établir au Québec. |
| 1962 |
Le pont Champlain, reliant Montréal à la rive sud, est
ouvert. Le pont à péage de six voies de largeur a coûté
30 millions de dollars. Le péage est interrompu en 1990. Le maire de Montréal, Jean Drapeau |
| 1963 | Nationalisation de l'électricité.
Au nord de Montréal un DC-8 s'écrase à Saint-Thérèse-de-Blainville en traînant dans la mort 118 personnes Le pire accident aérien survenu au Québec. |
| 1966 | Le 14 octobre, Après quatre ans de travaux, ouverture officielle du Métro de Montréal. |
| 1967 | Exposition universelle de Montréal
Création des cégeps. Le 23 juillet, Visite du général Charles de Gaulle, qui crit du balcon de l'hôtel de Ville de Montréal «Vive le Québec libre» |
| 1969 | Création de l'Université du Québec
Création du Parti québécois.
Montréal obtient sa propre concession dans la ligue nationale de
baseball, les Expos de Montréal. |
| 1970 | Crise d'Octobre
Loi de l'Assurance-maladie. |
| 1972 | Une bome explose au consulat cubain de Montréal et met en branle une opération d'espionnage qui aurait été piloté par la GRC et la CIA. |
| 1973 |
Le docteur Henry Morgentaler est acquitté d'avortements illégaux
à Montréal. La
GRC vole par effration à Montréal la liste des membres du
PQ.
On apprendra en 1992 que ce vol
faisait suite à une demande du cabinet Trudeau. |
| 1974 | Le français langue officielle du Québec. |
| 1976 | Arrivée au pouvoir du Parti québécois
Jeux Olympiques d'été de Montréal. |
| 1977 | Projet de loi 101. |
| 1978 |
La compagnie d'assurances «Sun Life» déménage
son siège social de Montréal à Toronto en réaction
à la loi 101 et à «l'instabilité politique». Gilles
Villeneuve
remporte son premier Grand Prix lors du Grand Prix de Montréal,
sur le circuit qui porte aujourd'hui son nom. |
| 1980 | À
partir des années
80, Le Québec
accueille des immigrants des quatre coins du globe. Des gens en provenance des
pays arabes, d'Haïti, d'Europe de l'Est, d'Afrique, des Antilles et d'Asie
viennent enrichir sa population. Ces Néo-Québécois s'établissent
surtout dans la région de Montréal. |
| 1987 |
Le 14 juillet, une pluie torrentielle s'abat sur la région
de Montréal et cause d'importantes inondations, entraînant même
la noyade d'un automobiliste sous un viaduc de l'autoroute Décarie. |
| 1989 | Jean Doré
est maire de Montréal
Le 6 décembre, un tireur fou massacre
14 étudiantes à l'école Polytechnique de Montréal. La tragédie conduit à l'adoption
de mesures plus sévères de contrôle des armes à feu
au Canada. Une tempête solaire cause une panne générale d'électricité au Québec pendant neuf heures, du jamais vu. Ce phénomène connut une notoriété internationale. |
| 1990 | Marguerite d'Youville fut canonisée par le pape Jean-Paul II. |
| 1992 | Référendum sur les accords de Charlottetown. |
| 1994 | Pierre Bourque est maire de Montréal |
| 1995 | Référendum sur la souveraineté
du Québec Réduction de la fonction publique fédérale. |
| 1996 | Réformes du régime d'assurance-chômage.
Rationalisation du système hospitalier au Québec. |
| 1997 | |
| 1998 | Le 5 janvier, grand Verglas à Montréal et tout le reste du Québec.
Au mois de mars, la première personne à occuper le poste de
vice-secrétaire générale des Nations Unies est madame Louise
Fréchette, une Québécoise native de Montréal.
Elle devient ainsi le bras droit du secrétaire général,
monsieur Kofi Annan. |
| 1999 |
Un terroriste islamique est arrêté à la frontière américaine
au volant d'une voiture bourrée d'explosifs. On apprend avec horreur
qu'il domicilié à Montréal et avait discuté de la
possibilité d'y faire sauter une bombe. |
| 2000 | |
| 2001 | |
| 2002 |
Roger Thibault et Leo Wouters, deux homosexuels reconnus pour leur
lutte contre l'homophobie, se marient à Montréal, une première
au Québec et au Canada. Ils sont les premiers à bénéficier
de la nouvelle loi québécoise sur l'union civile des conjoints de
même sexe. |
| 2003 |
Les Québécois se prononcent massivement contre la guerre anglo-américaine
en Irak. Des protestations pacifistes contre la guerre attirent un grand nombre
de participants.
En février, par un temps glacial, 150 000 personnes descendent dans les rues de Montréal pour manifester.
Le 15 mars,
quelques jours avant le déclenchement des hostilités, une foule
énorme de 200 000 personnes participe à une grande marche pour la
paix à Montréal. D'autres manifestations semblables sont organisées
dans plusieurs autres villes du Québec. Une semaine plus tard, lors d'un
match opposant les équipes de hockey de Montréal et de New York au
Centre Bell, les spectateurs montréalais huent bruillament l'hymne
national américain. |
| 2004 | |
| 2005 | En janvier, fermeture de la Salle Gagnon (collection spécialisée
en généalogie) à la Bibliothèque Centrale de
Montréal, de la rue Sherbrook. La collection est transférer aux
Archives Nationale du Québec, rue Viger à Montréal.
En mai, Ouverture de la Grande Bibliothèque, rue Berri à Montréal. En septembre Youpi, l'ex-mascotte de l'ancienne équipe de baseball des Expos de Montréal, est officiellement adoptée par l'équipe de hockey des Canadiens de Montréal. |